Même si les pourparlers se poursuivent entre le président guyanais Irfaan Ali et le président vénézuélien Nicolas Maduro, les deux parties sont déjà convenues que la région doit rester une zone de paix.

« Les deux parties se sont engagées à garantir que la région reste une zone de paix », a déclaré le président Ali lors d’une conférence de presse après près de sept heures d’engagement depuis son arrivée à l’aéroport international d’Argyle à Saint-Vincent-et-les Grenadines pour des entretiens de haut niveau avec le président vénézuélien.

La réunion se poursuit actuellement.

Toutefois, jusqu’à présent, les deux parties ont eu l’occasion d’exposer leurs positions respectives.

« Nous avons dit très clairement que la Guyane n’est pas l’agresseur, qu’elle ne cherche pas la guerre, mais qu’elle mérite le droit de travailler avec tous nos partenaires pour assurer la défense de notre pays », a-t-il expliqué.

Le président Ali a déclaré qu’il avait également fait comprendre à Maduro et à sa délégation que le Guyana avait le droit d’exercer sa souveraineté sur son espace territorial ; approuver et faciliter tout développement, tout investissement, partenariat, formation, collaboration et coopération ; la délivrance de toute licence, et l’octroi de toute concession dans son espace territorial et souverain.

Le président Ali a ajouté : « J’ai clairement indiqué que la controverse devait être résolue devant la CIJ (Cour internationale de Justice), et nous sommes inébranlables et déterminés à garantir que la cause du Guyana soit présentée, défendue et que la CIJ rendra sa décision sur le fond de l’affaire, qui bien entendu lie toutes les parties.

Le dirigeant guyanais a également souligné que le processus menant à la CIJ fait partie de l’Accord de Genève, et que l’Accord de Genève prévoit qu’un secrétaire général de l’ONU déterminera où la controverse doit être définitivement tranchée.

Il a postulé que c’est le Secrétaire général de l’ONU agissant dans les limites de l’Accord de Genève qui détermine que ce lieu est la CIJ.

Le président Ali est accompagné du procureur général Anil Nandlall, du ministre des Affaires étrangères Hugh Todd et du ministre des Affaires étrangères Robert Persaud, entre autres responsables.

Ces pourparlers ont été négociés par le Premier ministre de Saint-Vincent-et-les Grenadines, Ralph Gonsalves, en sa qualité de président pro tempore de la CELAC (Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes), de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et du Brésil.

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