Le président Mohamed Irfaan Ali a fait part de ses inquiétudes quant à la présence croissante de gangs dans les écoles secondaires des Caraïbes, avertissant que cette tendance constitue une menace sérieuse pour la sécurité future de la région.

S’exprimant lundi à l’ouverture de la Conférence des officiers supérieurs 2026 de l’administration pénitentiaire de Guyane au Centre de conférence Arthur Chung, le chef de l’État a souligné la nécessité d’une réponse urgente et coordonnée à ce qu’il a qualifié de « pandémie de gangs » au sein du système scolaire.

Il a souligné que pour faire face à ce problème, il faut une plus grande implication de la part des écoles, des familles, des organismes religieux et des dirigeants communautaires pour identifier et soutenir les jeunes à risque avant qu’ils ne soient entraînés dans des activités criminelles.

« Nous devons entrer dans ces écoles. Nous devons entrer dans ces communautés. Nous devons entrer dans ces foyers », a-t-il déclaré.

Le président a expliqué que l’approche plus large du gouvernement en matière de prévention du crime se concentre sur la lutte contre les causes profondes qui conduisent les individus sur la mauvaise voie.

Ceux-ci incluent, a-t-il dit, les foyers brisés, les traumatismes, la pauvreté, le manque de modèles positifs et l’exposition à des influences négatives.

Le président Ali a également souligné l’importance des réseaux communautaires pour identifier les ménages vulnérables et soutenir les enfants à risque.

Il a déclaré que la société civile, les institutions religieuses et les professionnels vivant dans les communautés doivent travailler ensemble pour guider les jeunes vers des opportunités positives.

« Si nous parvenons à associer la communauté religieuse et la société civile à ce mouvement et à identifier les foyers à risque dans une communauté, nous serons en mesure de répondre à ces défis à la cause profonde », a-t-il noté.

Le président a fait valoir que la prévention du crime doit commencer bien avant que les individus n’aient affaire au système judiciaire.

Il a souligné que les interventions aux niveaux scolaire et communautaire sont essentielles pour bâtir une société plus sûre et éloigner les jeunes du chemin de l’incarcération. (PPP)


Découvrez-en davantage sur INews Guyane

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles envoyés à votre adresse e-mail.

Tapez votre email…








A lire également