Voir la déclaration complète de la Commission des femmes et de l’égalité des genres :

La Commission des femmes et de l’égalité des genres (WGEC) félicite le ministère de l’Intérieur pour sa réponse immédiate aux allégations d’exploitation sexuelle, d’abus d’autorité et de mauvaise conduite à l’Académie des forces de police du Guyana (anciennement Felix Austin Police College).

La Commission condamne fermement les incidents allégués, notamment en raison du lieu où ils se sont produits et de l’auteur de ces incidents (grades supérieurs de la police contre recrues de la police). Il s’agit clairement d’un abus de pouvoir.

La Commission souhaite formuler les recommandations suivantes :

(i) La Commission est prête à contribuer à l’élaboration ou au renforcement de sa politique et de ses protocoles en matière de harcèlement sexuel, dont elle doit veiller à ce qu’ils soient non seulement affichés dans chacun de ses sites, mais qu’ils deviennent également une politique/un document permanent. Il est en outre conseillé de prendre connaissance de la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le harcèlement sexuel ainsi que de la loi sur les infractions sexuelles de 2010.

(ii) Même si les personnes qui ont perpétré les infractions présumées doivent être confrontées à la loi et subir ses sanctions, les personnes qui étaient présentes au moment des incidents ou qui en avaient connaissance ont également la responsabilité de signaler ces incidents. Car en ne le faisant pas, ils deviennent des complices, également responsables du crime, et devraient être accusés de ce fait.

Notre société a le devoir de protéger ses membres les plus faibles. Les rumeurs selon lesquelles des policiers se seraient livrés à de tels abus entacheraient inévitablement la réputation de la police guyanienne. L’objectif 16 des objectifs de développement durable appelle à renforcer nos institutions, en particulier celles qui sont importantes pour la poursuite de la justice.

Chacun d’entre nous a la responsabilité de faire et de faire respecter ce qui est juste et de condamner ce qui ne va pas, en particulier dans les incidents impliquant des violences, notamment contre les femmes et les filles. Le fait que de tels incidents se soient produits dans une organisation qui a juré de respecter la loi témoigne d’une culture qui doit être éradiquée. Cette Commission reste déterminée à s’attaquer aux nombreux facteurs qui sous-tendent le manque de confiance dans les mécanismes de réponse à la violence basée sur le genre, en particulier de la part de ceux qui ont juré de nous servir et de nous protéger tous.

Le ministère de l’Intérieur ordonne au CID et à l’OPR d’enquêter sur les allégations d’exploitation sexuelle à l’Académie de police


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