Alors que les opérations de recherche et de récupération se poursuivent au large, où le MV Barima a coulé après avoir chaviré avec 179 personnes à bord le week-end dernier, les plongeurs français qui soutiennent les efforts locaux affirment que les conditions difficiles dans l’Atlantique rendent difficile la navigation sur l’épave.
Depuis leur arrivée en Guyane lundi, l’équipe de l’armée guyanaise a effectué une quinzaine d’opérations de plongée sur le navire coulé, qui repose sur le flanc au fond de la mer à environ neuf milles de la côte d’Essequibo. Le ferry a été localisé deux jours après avoir chaviré par des pêcheurs locaux, puis confirmé par les autorités.
Jusqu’à présent, 76 personnes ont été secourues et 73 corps retrouvés, tandis que 30 personnes sont toujours portées disparues.
Informant les membres anxieux des familles, rassemblés à Charity sur la côte d’Essequibo depuis la semaine dernière pour attendre des nouvelles de leurs proches disparus, les plongeurs français ont expliqué que le la météo et les conditions environnementales rendent la situation dangereuse pour eux pour monter dans le ferry coulé.
« Les conditions environnementales sont très très dures, notamment à cause de la marée et des courants. Sur l’épave, il fait totalement noir, donc il nous est très difficile de naviguer à travers l’épave. Il faut sentir l’épave, et c’est comme si nous étions aveugles. C’est donc trop dangereux pour nous d’entrer dans l’épave. Et à cause des nombreuses cordes et des hamacs, c’est très difficile de voir où nous allons », explique l’un des plongeurs.
Depuis la semaine dernière, les équipes techniques, locales et étrangères, tentent de repositionner le navire. L’objectif est de mettre le ferry en position flottante afin de le rapprocher du rivage afin que les plongeurs puissent entrer en toute sécurité à l’intérieur dans l’espoir de récupérer les personnes disparues.
Cette publication comprend que les plongeurs avaient réussi à attacher les câbles et les cordes au ferry coulé ; cependant, des personnes étroitement impliquées dans l’opération de récupération ont expliqué que lorsqu’elles tentaient de tirer le navire, les câbles et cordages n’arrêtaient pas d’éclater.
Malgré les conditions difficiles de l’Atlantique et même certains plongeurs tombés malades, les équipes poursuivent leurs efforts pour déplacer le navire mais aussi pour pénétrer dans l’épave.
« Il y avait donc une corde sur l’épave. Nous avons juste suivi la corde, sommes arrivés sur l’épave, et avons essayé de naviguer en recherchant les caractéristiques de l’épave. Nous avons donc pu suivre les lignes de l’épave et essayer de sentir s’il y avait une porte, une fenêtre, des hamacs ou autre. (Mais) c’est assez dans la boue. Il fait totalement noir, donc c’est très très difficile de chercher quelque chose », a expliqué le plongeur français.
Il y a quelques jours seulement, le président Dr Irfaan Ali, qui était sur place à Charity toute la semaine dernière, a informé les familles que si les efforts visant à remettre le navire coulé en position flottante échouaient, une décision devrait alors être prise quant au sauvetage de l’épave. Toutefois, a-t-il souligné, il s’agit d’un dernier recours.
« L’autre option, que nous ne voulons pas aborder et que nous essayons d’éviter autant que possible – et qui devrait être discutée avec les membres de la famille – est d’essayer de sauver complètement le navire. Cela présente le défi de perturber tout ce qui s’y trouve. Mais nous espérons ne pas en arriver là (stade). Si nous y arrivons, nous devrons tous ensemble prendre une décision quant à la meilleure option (en avant) », a indiqué le dirigeant guyanais à ses proches.
Cependant, lors du récent briefing, les familles se sont renseignées auprès des plongeurs français sur la possibilité de sauver le navire.
En réponse, le plongeur principal a raconté : «C’est très, très difficile de faire une chose pareille… Je pense que c’est très difficile parce que l’épave n’est pas très solide, donc c’est difficile de la prendre.
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