Le Guyana a présenté mercredi ses progrès en matière de protection des femmes et des survivants de violences, alors que le ministre des Services sociaux et de la Sécurité sociale, le Dr Vindhya Persaud, s’adressait à la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW70) à New York, aux États-Unis.
S’adressant à l’assemblée, le Dr Persaud a noté que même si les efforts mondiaux visant à promouvoir la justice se poursuivent, de nombreuses femmes et filles se heurtent encore à des obstacles importants. Elle a toutefois souligné que le Guyana avait lancé plusieurs initiatives spécifiquement conçues pour protéger les personnes victimes de violences.
L’un des points forts a été la loi de 2024 sur la violence familiale, qui, selon le ministre Persaud, élargit les protections juridiques et offre un soutien plus solide aux survivants.
« La loi de 2024 sur la violence familiale élargit les définitions de la violence pour inclure la violence économique et psychologique et améliore la protection des survivants », a déclaré le ministre.
En Guyane, les femmes sont de plus en plus représentées dans le système judiciaire, le plus grand nombre de femmes juges étant nommées en 2024.
Le Dr Persaud a expliqué que garantir l’accès à la justice nécessite des systèmes de soutien complets plutôt qu’une seule législation, citant la création des Centres Espoir et Justice comme exemple clé.
« Nous constatons des résultats positifs grâce aux systèmes intégrés de soutien, notamment les Centres Espoir et Justice, où les survivants peuvent accéder à des soins médicaux, un soutien psychosocial, une assistance juridique et un abri sûr. »
Abordant le paysage numérique, elle a souligné que le harcèlement et la violence généralisés à l’égard des femmes sur les réseaux sociaux restent un défi important malgré la législation existante en matière de cybercriminalité.
Le ministre a averti que les auteurs de ces actes échappent souvent à leurs responsabilités en « se cachant derrière les voiles de l’anonymat » ou en restant hors de portée des juridictions étrangères. À cette fin, elle a lancé un appel à une coopération internationale urgente, affirmant que les entreprises technologiques doivent s’associer aux gouvernements pour garantir la sécurité des espaces numériques et la justice pour les victimes.
Le label d’égalité des sexes et d’autonomisation du Guyana a également été souligné, qui vise à tenir les secteurs privé et public responsables de l’égalité des chances et de la promotion d’espaces de travail plus sûrs.
Le Dr Persaud a en outre soutenu que « la justice est également économique », la décrivant comme le pouvoir des femmes de gagner et de posséder de manière égale. Elle a informé la commission que 60 pour cent de tous les terrains d’habitation distribués par le gouvernement en Guyane appartiennent désormais à des femmes.
La CSW70, qui se déroule au siège de l’ONU à New York, se déroule du 9 au 19 mars 2026. En tant que plus grand rassemblement annuel de l’ONU sur l’égalité des sexes, la session de cette année se concentre sur le thème prioritaire : « Garantir et renforcer l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles ».
Le forum international vise à promouvoir des systèmes juridiques inclusifs et équitables tout en démantelant les lois, politiques et barrières structurelles discriminatoires qui empêchent les femmes de revendiquer leurs droits. (PPP)
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