Tout en soulignant les progrès en matière de prévention et de contrôle, la ministre des Affaires parlementaires et de la Gouvernance, Gail Teixeira, a averti que les retards dans le système judiciaire restent un obstacle majeur à l’application complète des lois anti-corruption et au maintien de la confiance du public.
S’exprimant mardi lors de la table ronde anti-corruption, Teixeira a déclaré que l’application des mesures dépendait de la capacité des tribunaux à obtenir des résultats en temps opportun.
Elle a noté que de nombreuses affaires de corruption restent liées au système judiciaire et que cela affecte le discours du Guyana en matière de responsabilité lors des examens internationaux.
« On nous demande : ‘Vous avez fait un rapport sur ces questions il y a trois ans. Que s’est-il passé ?’ Et nous pouvons seulement dire : « Ils sont devant les tribunaux ». Ils sont devant les tribunaux parce que nous devons aussi, au niveau international, protéger nos tribunaux.
Teixeira a reconnu la nécessité d’équilibrer l’indépendance judiciaire et le contrôle international tout en mettant l’accent sur l’efficacité.
« Nous ne pouvons pas fustiger nos tribunaux au niveau international. Mais en même temps, nous devons être plus efficaces dans la façon dont nous faisons les choses et être en mesure de garantir que la justice soit rapide et efficace.
Elle a considéré les tribunaux comme l’étape finale et cruciale du continuum anti-corruption.
« Si nous voulons aborder le continuum de la lutte contre la corruption, de la prévention, de la réduction, de l’application, des enquêtes et de l’application, alors nous devons nous occuper de la dernière étape. Et c’est la question de savoir comment ces questions sont traitées devant les tribunaux du Guyana. »
Le ministre a déclaré qu’une décision rapide était nécessaire pour que le Guyana puisse montrer ses progrès auprès d’organismes tels que les Nations Unies (ONU) et la Convention interaméricaine contre la corruption.
« Nous avons signé la Convention des Nations Unies contre la corruption en 2008, et nous venons de terminer notre deuxième évaluation en 2024 et 2025 cette année et attendons le résumé final. »
Teixeira a exhorté à ce que les capacités en matière de poursuites, d’enquête et judiciaire soient renforcées dans le cadre des prochaines étapes du pays.
« Deux des domaines que nous avons signalés, deux dans nos rapports à l’ONU et au MSC, ont demandé un soutien dans les domaines des poursuites, des enquêtes et de la justice. »
Elle a souligné que l’application des lois doit suivre le rythme de la prévention et de la surveillance.
« Pour chaque acte de corruption, par exemple les contrats, cela signifie que l’argent qui aurait dû être utilisé pour des bâtiments de qualité, des routes de qualité est siphonné… La question de la surveillance et de la garantie que nous sommes en mesure de réduire les opportunités est donc importante. »
« La justice doit être rapide et efficace. »
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