Voir la déclaration complète du gouvernement du Guyana :

Le gouvernement du Guyana a pris note du communiqué de presse publié par VAMED Engineering GmbH concernant l’hôpital pédiatrique et maternel de Guyane et le nouveau campus hospitalier d’Amsterdam.

Le gouvernement rejette catégoriquement le récit trompeur présenté par VAMED, qui omet des faits critiques concernant la performance de l’entrepreneur dans le cadre de ces contrats et les raisons des mesures prises par le ministère de la Santé.

Dès le début, le Gouvernement est resté pleinement déterminé à mener à bien les deux hôpitaux, qui revêtent une importance stratégique pour la population guyanienne.

À chaque étape, le gouvernement a agi de bonne foi, honorant ses obligations contractuelles tout en engageant systématiquement VAMED à remédier aux retards importants, aux défauts de performance et au non-respect du contrat sur la base des rapports reçus des ingénieurs superviseurs des deux projets.

Contrairement aux affirmations du VAMED, les enjeux affectant ces projets ne peuvent se réduire à une simple question de paiements. Les contrats imposent des obligations réciproques aux deux parties, comme tout autre contrat : les paiements sont proportionnés aux travaux mesurés achevés et approuvés, ainsi qu’à l’achat de matériaux et d’équipements de construction. Le gouvernement a fait part à plusieurs reprises de ses préoccupations concernant les retards d’exécution, le non-respect des étapes convenues, la mobilisation insuffisante des ressources et l’incapacité de l’entrepreneur à maintenir le rythme nécessaire pour l’achèvement dans les délais. Ces questions ont constitué la base d’une correspondance contractuelle approfondie pendant plusieurs mois.

Le ministère de la Santé n’a exercé ses droits contractuels qu’après avoir fourni à VAMED de nombreuses possibilités de remédier à ces déficiences. Les avis d’intention de résilier ont été émis conformément aux dispositions contractuelles après un examen attentif du rendement de l’entrepreneur et conformément aux mécanismes de règlement des différends établis dans le cadre des contrats.

Le gouvernement rejette également l’idée selon laquelle les certificats de paiement certifiés établissent automatiquement une dette incontestée. Les montants référencés par VAMED restent soumis au processus d’évaluation contractuelle, aux dispositions contractuelles applicables, aux droits de compensation, aux procédures de certification et à la résolution de multiples questions contractuelles en suspens. Il est donc inexact de qualifier ces chiffres de passifs incontestés.

De même, les allégations concernant le financement des crédits à l’exportation ne tiennent pas compte des réalités contractuelles entourant la mise en œuvre des projets. Les modalités de financement sont intrinsèquement liées à l’avancement et à la performance des projets. Toute tentative de dépeindre les problèmes de financement sans tenir compte de la performance de l’entrepreneur présente une description incomplète et trompeuse des circonstances.

Le ministère de la Santé a toujours recherché une résolution à l’amiable tout au long de ce processus et a participé à des discussions visant à éviter le recours à la résiliation et/ou à l’arbitrage, dans l’espoir que les projets seraient menés à bien pour fournir les précieux services prévus à la population guyanaise, tout en protégeant les intérêts de la population guyanienne et en garantissant une utilisation prudente des fonds publics.

Si VAMED entame une procédure d’arbitrage, le gouvernement défendra vigoureusement sa position devant le tribunal approprié. Le gouvernement est convaincu que le dossier factuel complet, y compris les nombreuses preuves documentaires concernant la performance de l’entrepreneur, le respect du contrat et les mesures prises par les deux parties, démontrera que ses décisions étaient licites, justifiées et prises conformément aux contrats.

Le gouvernement reste ferme dans son engagement à fournir des infrastructures de santé modernes à la population guyanienne. Chaque décision prise a été guidée par la nécessité de sauvegarder les ressources publiques, de garantir la responsabilité et d’assurer l’achèvement en temps voulu d’établissements de santé de haute qualité répondant aux normes attendues par le peuple guyanais.

Étant donné que cette affaire est désormais susceptible de faire l’objet d’un règlement formel des différends, il serait inapproprié de commenter davantage sur des questions qui sont à juste titre réservées à la décision du tribunal arbitral.


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