Alors que la Commission du secteur privé de Guyana Ltd. (PSC) intensifie la lutte contre le commerce illégal, son président, le capitaine Gerald Gouveia Jr., a souligné l’importance de la coordination entre les secteurs public et privé dans la lutte contre ce problème.

Gouveia Jr. a souligné que le commerce illégal continue de poser des défis importants aux entreprises légitimes, à la protection des consommateurs et au développement économique national.

« La lutte contre le commerce illégal nécessite un effort coordonné et soutenu de la part des secteurs public et privé. La Commission du secteur privé reste déterminée à travailler aux côtés du gouvernement, des agences chargées de l’application des lois et de nos partenaires du secteur privé pour renforcer l’application des lois, améliorer la coordination et promouvoir des solutions pratiques qui protègent les entreprises et l’économie dans son ensemble », a déclaré le président du CPS.

Il a fait ces remarques alors que le CPS, par l’intermédiaire de son bureau du commerce illicite, organisait une séance d’information ciblée visant à renforcer les capacités d’application et à améliorer la collaboration entre le secteur privé, les agences gouvernementales et d’autres parties prenantes dans la lutte contre le commerce illégal.

L’événement, qui s’est tenu jeudi au Roraima Duke Lodge, a réuni des représentants de la Guyana Revenue Authority (GRA), de l’Unité anti-narcotique des douanes (CANU) et du Bureau national de normalisation du Guyana (GNBS), ainsi que des représentants de grandes entreprises du secteur privé, notamment Demerara Tobacco Company (DEMTOCO), Banks DIH, Massy Distribution et ANSA McAL, Group.

La session visait à doter les agents chargés de l’application des connaissances pratiques et des outils nécessaires pour identifier les produits illicites et contrefaits, comprendre les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement et renforcer les pratiques de partage de renseignements. Les représentants de l’industrie ont présenté des présentations complètes comprenant des études de marché récentes, des études de cas et des informations pour aider les participants à mieux comprendre le défi croissant du commerce illicite en Guyane, son impact sur les entreprises et les consommateurs, ainsi que les méthodes efficaces pour détecter et répondre aux activités commerciales illicites.

Parallèlement, l’un des moments forts de l’événement a été la remise officielle de l’équipement opérationnel, notamment des combinaisons tactiques, des lampes de poche, des gilets de flottaison et balistiques, des bottes de sécurité et des bâtons de signalisation à LED.

L’équipement est destiné à améliorer l’efficacité opérationnelle, à améliorer la connaissance de la situation et à renforcer les capacités des agents engagés dans des activités de lutte contre le commerce illicite.

Les représentants des entreprises participantes ont souligné l’importance de la collaboration pour relever les défis posés par le commerce illégal au sein de leurs secteurs respectifs et ont souligné la valeur d’un engagement soutenu entre l’industrie et les organismes chargés de l’application des lois.

Le CPS a réaffirmé son engagement à poursuivre son travail avec les agences gouvernementales, les autorités chargées de l’application des lois et les parties prenantes du secteur privé pour développer des solutions durables qui renforcent l’application des lois, améliorent la coordination et réduisent l’impact du commerce illégal en Guyane. La Commission attend également avec intérêt la poursuite du dialogue avec les organismes chargés de l’application des lois sur cette question et la création d’un groupe de travail dédié pour promouvoir une action coordonnée contre le commerce illégal.

L’événement s’est terminé par une réception de réseautage, offrant aux participants l’occasion de favoriser des partenariats plus solides, de poursuivre les discussions sur la question et d’identifier de futurs domaines de collaboration.

La CPS a lancé son Illicit Trade Desk en 2023 en tant que mécanisme central du secteur privé pour identifier les menaces liées au commerce telles que la contrebande et la contrefaçon, tout en promouvant la collaboration des parties prenantes, la sensibilisation du public et un meilleur suivi des efforts d’application des lois.

Il y a un peu plus d’un an, l’organisme de coordination du secteur privé avait appelé à des sanctions plus sévères, à une plus grande responsabilité et à une collaboration renforcée entre les agences dans la lutte contre le commerce illicite. En fait, la Commission avait également poussé à la création d’un groupe de travail national sur le commerce illicite chargé de se concentrer sur l’élaboration de stratégies coordonnées, de cadres législatifs et de mesures coercitives pour lutter contre les effets à grande échelle du commerce illicite sur l’économie et le bien-être public du pays.

En juillet 2025, les acteurs du secteur privé avaient signalé une perte de marché de 25 pour cent en raison des produits du tabac illégaux, ainsi que jusqu’à 80 pour cent des produits haut de gamme de certains secteurs introduits clandestinement sur le marché local.


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