Après plusieurs années de procédures judiciaires découlant du décès controversé de Quindon Bacchus, 23 ans, survenu le 10 juin 2022, une accusation clé portée contre un policier a été abandonnée.

Aujourd’hui, devant le tribunal de première instance n°3 de Georgetown, le magistrat principal Fabayo Azore a confirmé l’argument de non-lieu soumis par l’avocat de la défense Bernard DaSilva au nom de son client, Damien Mc Lennon, et a rejeté l’accusation de tentative d’obstruction au cours de la justice qui avait été portée contre l’actuel ancien officier de la police guyanienne (GPF).

Le tribunal a estimé que l’accusation n’avait pas réussi à établir une preuve prima facie de cette infraction.

Mc Lennon avait été accusé, avec d’autres policiers, d’avoir tenté de dissimuler certains aspects de l’enquête sur le meurtre de Bacchus. En août 2022, lui et un autre grade ont été accusés de tentative d’entrave à la justice en lien avec la fusillade controversée, qui a déclenché un tollé général et des protestations dès son apparition. Bacchus a été abattu à Haslington, sur la côte Est du Demerara (ECD), au cours de ce que les autorités ont initialement décrit comme une opération de police, mais qui a ensuite été fortement contestée par des récits et des preuves indépendants.

Dans la poursuite initiale, il avait été allégué que Mc Lennon faisait partie de l’équipe impliquée dans l’opération et que ses déclarations ultérieures aux enquêteurs étaient trompeuses. Son avocat a constamment fait valoir que son rôle était limité et que les preuves n’étayaient pas l’accusation d’entrave.

Avec la décision rendue aujourd’hui par le magistrat des Açores, l’infraction d’entrave à l’encontre de Mc Lennon a été supprimée, mettant ainsi fin à un chapitre important de cette affaire de longue date.

Dans l’affaire de fond, le juge Gino Persaud avait confirmé un non-lieu dans l’affaire impliquant le caporal suppléant de la police Kristoff De Nobrega, jugeant qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour poursuivre l’accusation de meurtre en relation avec la fusillade mortelle de Bacchus.

Entre-temps, la mère de Bacchus intenta une action contre l’État pour l’homicide illégal de son fils. Cette action a été déposée par le cabinet d’avocats Dexter Todd and Associates. L’État a d’abord défendu l’action, niant toute responsabilité dans le meurtre et affirmant que Bacchus était mort au cours d’une opération d’infiltration autorisée par la police.

Cependant, par lettre du 24 juillet 2024, le Bureau du Procureur général a écrit aux avocats de la mère de Bacchus, ainsi qu’au juge, pour indiquer que l’État a accepté la responsabilité de la fusillade brutale et a demandé au tribunal de décider du montant des dommages-intérêts à accorder à la succession du défunt.

Plus tôt cette année, le vice-président, le Dr Bharrat Jagdeo, a révélé que l’État verserait 24 millions de dollars d’indemnisation pour l’infraction illégale de Bacchus.


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