Le ministre des Affaires étrangères, Robert Persaud, a confirmé que le Guyana était en pourparlers avec les États-Unis pour élaborer un cadre d’entente pour l’acceptation des ressortissants de pays tiers expulsés de ce pays.

Une fois le cadre d’entente conclu, un accord officiel serait rédigé. Cependant, même après la conclusion de l’accord, la Guyane conservera le droit de refuser l’envoi de toute personne.

« Le Guyana et les États-Unis ont eu des discussions productives sur un cadre d’entente qui soit cohérent avec nos priorités et besoins nationaux et qui soutienne les objectifs des États-Unis », a noté Persaud.

Pressé de donner plus de détails sur la manière dont la situation fonctionnerait, Persaud se contentait de répondre : « Nous travaillons ; il y a des discussions actives. » Si un accord est conclu, la Guyane rejoindra un nombre croissant de pays à travers le monde qui ont déjà conclu des accords avec les États-Unis pour accepter les ressortissants de pays tiers. Les pays des Caraïbes, la Dominique et Antigua-et-Barbuda, sont les pays les plus récents à avoir conclu des accords avec les États-Unis.

Depuis l’année dernière, les États-Unis ont envoyé ou pris des dispositions pour envoyer des ressortissants étrangers de pays tiers vers divers pays d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Afrique. Il s’agit notamment du Guatemala, du Honduras, du Panama, du Costa Rica, du Mexique, d’El Salvador, du Belize, de la Dominique, d’Antigua-et-Barbuda, du Paraguay, du Ghana, de l’Eswatini (Swaziland), du Rwanda, du Soudan du Sud et de l’Ouganda.

Dans ces cas, les personnes transférées n’étaient ni des citoyens américains ni des ressortissants des pays d’accueil, et les arrangements ont pris la forme d’un mélange d’accords formels, de cadres de coopération temporaires et d’arrangements ad hoc en matière de sécurité ou de migration, souvent liés au traitement de l’asile, aux expulsions ou à la réinstallation ultérieure.

Dans le cas de la Guyane, si un accord est conclu, la Guyane n’acceptera aucune personne ayant un passé criminel, les réfugiés étant censés comprendre en grande partie des personnes à qui l’asile a été refusé aux États-Unis mais qui ne souhaitent pas retourner dans leur pays d’origine, souhaitant se rendre dans un autre pays disposé à les accueillir et qui sont néanmoins des personnes hautement qualifiées.

De plus, tous les coûts associés à la réinstallation du réfugié seront supportés par les États-Unis pendant la durée de son séjour jusqu’à ce qu’il soit installé, et il est décidé où le réfugié sera envoyé dans le pays.


Découvrez-en davantage sur INews Guyane

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles envoyés à votre adresse e-mail.

Tapez votre email…








A lire également