…alors que l’AG dirige la délégation à 62 réunions plénières et groupes de travail du GAFI à T&T
Le Guyana exhorte le Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC) à introduire une formation et un enseignement continus au sein des systèmes judiciaires de la région afin de renforcer leur compréhension des lois anti-blanchiment d’argent et de lutte contre le financement du terrorisme (LAB/CFT).
Cet appel a été lancé par le procureur général (AG) et ministre des Affaires juridiques, Anil Nandlall, SC, qui participe actuellement à la 62e réunion plénière et des groupes de travail du GAFI à Port of Spain, Trinité-et-Tobago, du 24 au 28 mai.
Selon un communiqué de son cabinet, lors des discussions plénières de mercredi, l’AG Nandlall a souligné la nécessité d’améliorer le taux de condamnations et de confiscation réussie des produits du crime, qui, selon lui, sont malheureusement faibles dans la région.
Il a également souligné la nécessité d’une plus grande sensibilisation du pouvoir judiciaire en ce qui concerne l’interprétation et l’application de la législation LAB/CFT. À cette fin, l’AG a appelé le GAFI à créer de toute urgence une relation institutionnelle avec le système judiciaire de la région qui se traduira par une formation et une éducation continue sur les subtilités du cadre statutaire de LBC/FT, car il est particulier et souvent mal apprécié.
Nandlall a souligné que l’interprétation judiciaire des procédures de recouvrement et de confiscation d’avoirs devrait prendre en compte la méthodologie du GAFI, les normes internationales et les objectifs plus larges qui sous-tendent l’administration de la justice dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la corruption et le crime organisé. Il a noté que l’appréciation judiciaire de la logique politique qui sous-tend les mesures de LBC/FT est essentielle pour garantir que les régimes de confiscation et de confiscation fonctionnent efficacement et conformément aux obligations internationales.
« Le moment est peut-être venu d’inviter des candidats du pouvoir judiciaire à assister aux réunions plénières, car cela leur donnerait un aperçu direct de nos obligations internationales et des recommandations qui sous-tendent les dispositions statutaires uniques reflétées dans la législation », a déclaré AG Nandlall.
L’AG dirige la délégation guyanienne lors de l’événement majeur du GAFI, composée de représentants de plusieurs autorités compétentes responsables du cadre LAB/CFT du Guyana.
La délégation comprend le gouverneur de la Banque de Guyane, le Dr Gobind Ganga, le directeur de la Cellule de renseignement financier (CRF), Matthew Langevine, le commissaire adjoint de police et chef de l’Unité spéciale de lutte contre la criminalité organisée (SOCU), Fazil Karimbaksh, l’agent LAB/CFT du cabinet du procureur général et du ministère des Affaires juridiques Rommel St Hill, la directrice adjointe des poursuites pénales Diana O’Brien, la directrice adjointe des poursuites pénales du bureau du directeur des poursuites pénales. Poursuites Natasha Backer, commissaire adjoint de la Commission géologique et minière du Guyana (GGMC) Jimmy Reece, conseiller juridique au ministère des Ressources naturelles Visal Stram, responsable des risques II (AML/CFT) à l’autorité fiscale du Guyana Narefa Ghanie-Mangal, conseiller juridique et responsable de la conformité du département des coopératives du ministère du Travail Alyea Williams, responsable juridique et de la conformité au Guyana Gold Board Melissa Smith et responsable de la conformité à l’autorité des jeux Victor Herbert.
Les réunions plénières et les réunions des groupes de travail, qui durent quatre jours, se concentrent largement sur les développements régionaux et internationaux en matière de LBC/FT, y compris les discussions en cours sur les enseignements tirés du quatrième cycle d’évaluations mutuelles alors que les États membres se préparent à la transition vers le processus d’évaluation du cinquième cycle selon la méthodologie du GAFI.

Une attention particulière est accordée à l’amélioration des notes d’efficacité, au renforcement de la coordination institutionnelle, à l’amélioration de la transparence des bénéficiaires effectifs, à l’augmentation de l’utilisation des renseignements financiers et à l’avancement des cadres de recouvrement et de confiscation d’avoirs dans toute la région.
Entre-temps, il a également été noté que le Guyana est également engagé dans des discussions relatives à ses prochaines obligations de conformité dans le cadre du processus de suivi du GAFI. La Guyane devrait faire l’objet d’un processus de rapport de suivi en novembre 2026 et devrait être évaluée pour une réévaluation en novembre 2027 dans le cadre de ses efforts continus pour démontrer sa conformité technique et son efficacité aux normes du GAFI.
Plus tôt dans la semaine, la délégation guyanaise a participé à plusieurs groupes de travail techniques traitant des évaluations mutuelles, du contrôle de la conformité, des typologies, de la coopération opérationnelle et des initiatives d’assistance technique visant à renforcer la capacité régionale à détecter, enquêter, poursuivre et décourager les délits financiers.
Plus tard cette année, le Guyana devrait accueillir un certain nombre d’initiatives et d’activités régionales cruciales dans le cadre de son engagement continu en faveur du renforcement de la coopération régionale et du renforcement de l’architecture de sécurité nationale et régionale. Il s’agit notamment de l’organisation de la conférence annuelle du Réseau inter-agences pour le recouvrement d’avoirs dans les Caraïbes (ARIN-CARIB) en juillet 2026, qui réunira des experts régionaux et internationaux impliqués dans le recouvrement d’avoirs et la coopération inter-agences dans la lutte contre la criminalité transnationale.
La Guyane accueillera également un programme de formation des évaluateurs du GAFI en septembre/octobre 2026, grâce auquel les participants recevront une formation spécialisée sur la conduite d’évaluations mutuelles et l’évaluation de la conformité des pays aux normes du GAFI. Le programme comprendra la formation de plusieurs personnels guyaniens dans divers secteurs pertinents dans le cadre des efforts visant à renforcer la capacité technique du pays et son leadership régional en matière de LBC/FT.
La Guyane a obtenu un bon bilan de santé à l’issue de l’exercice d’évaluation mutuelle du pays mené par le GAFI en 2024.
Selon AG Chambers, le pays espère désormais faire encore mieux lors de sa prochaine évaluation de suivi en 2027.
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