Le ministre des Travaux publics, Mgr Juan Edghill, a déclaré que l'émergence du Guyana en tant que plaque tournante régionale du commerce et du développement n'est pas un hasard mais le résultat du leadership visionnaire du gouvernement.
L'une de ces initiatives qui contribuera à faire de la Guyane l'épicentre du développement et de l'activité économiques dans cette partie du monde est l'Accord international sur le transport routier (IRTA) entre la Guyane et le Brésil.
Pour garantir que ce partenariat protège les intérêts et le bien-être économique des Guyanais, il a rencontré vendredi les camionneurs de Lethem, région 9, qui opèrent le long de la route Georgetown-Brésil, pour discuter de la formalisation des voyages transfrontaliers et répondre à leurs préoccupations.
Lors de l'engagement tenu au Conseil démocratique régional (RDC) de Lethem, le ministre les a encouragés à profiter des opportunités qui devraient se concrétiser grâce à ce projet.
« Notre discussion d'aujourd'hui vise à ce que vous soyez plus qu'un simple homme en quête d'agitation. Il doit s'agir de savoir comment mettre en place un système qui vous permet, à vous, aux autres, à vos enfants et aux enfants de vos enfants, ainsi qu'à nous en tant que pays, de passer au niveau supérieur d'engagement et d'influence », a-t-il déclaré.
Ce partenariat, qui devrait être pleinement mis en œuvre avant la fin de l'année, régulera le mouvement des passagers et des marchandises par route entre les deux pays, stimulant ainsi de nouvelles opportunités touristiques et d'investissement.
Il est important de noter que l’initiative vise à rationaliser les processus d’octroi de licences, de douane et de sécurité afin de stimuler l’intégration régionale et le commerce.

Aux termes de l'accord, le ministère de l'Intérieur servira d'agence d'exécution pour le Guyana, tandis que l'Agence nationale des transports terrestres (ANTT) servira d'agence d'exécution pour le Brésil.
Les deux agences sont chargées d'enregistrer les entreprises de transport et d'examiner les demandes de licence pour les opérations transfrontalières.
Pour être éligibles, les opérateurs doivent d'abord être des entreprises enregistrées et peuvent fournir des documents clés, notamment des numéros d'identification fiscale (NIF) et des permis de véhicule, entre autres.
Les entreprises doivent également désigner un représentant légal au Brésil pour gérer les questions administratives et juridiques.
Une fois les demandes approuvées, un document de compétence, la licence officielle d'exploitation, sera délivré. Cela permettra aux opérateurs de transport de déplacer des marchandises entre la Guyane et le Brésil.
Une licence supplémentaire délivrée par l'ANTT doit alors être obtenue dans un délai de 120 jours.
Pendant ce temps, alors que le Guyana approfondit sa coopération transfrontalière avec le Brésil, de nouvelles infrastructures sont en cours de développement pour soutenir le commerce, la sécurité et la logistique.
Le ministre Edghill a révélé les plans du gouvernement visant à établir des conteneurs climatisés et des installations multi-agences à des endroits stratégiques pour abriter les unités de police, de douane, d'immigration et de lutte contre les stupéfiants.
La Guyana Revenue Authority (GRA) installera également des scanners de conteneurs aux points frontaliers tels que le pont de Takutu et le poste de Lethem pour améliorer la surveillance et la sécurité du commerce.
Le ministre a ajouté que les projets de port en eau profonde progressent et que cela fait partie du plan du gouvernement visant à positionner la Guyane comme un acteur majeur du transport maritime, de la logistique et du commerce régional. (PPP)
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