Un surintendant attaché à la Direction des Transports et des Ports (T&HD) a été arrêté alors que la Police Guyane (GPF) poursuit son enquête sur les circonstances du chavirage du MV Barima samedi soir.
Lors d’une conférence de presse cet après-midi, il a été révélé que l’individu détenu par la police était en charge des opérations au port de Georgetown, notamment de la supervision du chargement du ferry et de la vente des billets.
Le ministre des Travaux publics, Juan Edghill, a indiqué que l’individu avait été convoqué pour un interrogatoire au Département d’investigations criminelles (CID), où il s’est présenté en compagnie de son avocat et a ensuite été arrêté.
Deux personnes ont déjà été arrêtées : le capitaine du ferry et un membre de l’équipage, et elles restent en garde à vue. Le duo a été arrêté après que des analyses de sang ont montré des traces de marijuana dans leur organisme.
Le ministère de l’Intérieur a publié en début de semaine un communiqué assurant que la police guyanienne mène une enquête approfondie sur les circonstances de cette tragédie.
Le ministère a donc encouragé toute personne disposant d’informations directes, de photographies, de vidéos ou de toute autre preuve susceptible d’aider les enquêteurs à se manifester et à fournir ces éléments directement aux forces de police.
« La coopération du public est essentielle pour garantir que l’enquête soit approfondie et que tous les faits pertinents soient établis », indique le communiqué du ministère.
Le MV Barima a quitté le Georgetown Stelling samedi vers 15h00 pour son voyage prévu vers Port Kaituma, Région 1 (Barima-Waini), transportant 179 personnes, dont 18 membres d’équipage et du fret. Selon les responsables, le navire a rencontré des conditions de mer agitées au large de la côte d’Essequibo, près de l’embouchure de la rivière Pomeroon, tard dans la nuit.
Les survivants ont rappelé que le ferry avait commencé à s’incliner sur le côté avant de chavirer, jetant les passagers à l’eau. Un signal de détresse transmis vers 23h01 a été reçu par les autorités aéronautiques, déclenchant une réponse à grande échelle impliquant les garde-côtes et l’air corps de la Force de défense guyanienne (GDF), le MARAD, des navires civils et des pêcheurs locaux.
Répondant aux préoccupations soulevées à la suite de la catastrophe, des échantillons de sang ont été prélevés sur le capitaine et les membres de l’équipage à des fins de tests. Les autorités ont publié les résultats montrant des tests positifs au cannabis et ont ensuite arrêté le capitaine et deux membres d’équipage. Par la suite, le gouvernement, lors de son enquête initiale sur la question, a découvert qu’il y avait plus de personnes à bord du navire que ce qui était indiqué sur le manifeste initial des passagers. Ces informations ainsi que le manifeste ont été immédiatement rendus publics.
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