Le ministre des Travaux publics, Juan Edghill, a confirmé que des systèmes sont en place pour que tous les navires soient inspectés avant leur départ des ports du pays.
Il a fait cette révélation lors d’une conférence de presse mardi soir, soulignant qu’« il existe un système où ces navires sont inspectés avant le départ ».
A la question de savoir si une telle inspection avait été menée sur le MV Barima avant son départ malheureux samedi, le ministre des Travaux publics a noté que l’enquête sur les circonstances de la tragédie permettra de découvrir ce qui s’est passé.
Lors de la conférence de presse, le Premier ministre Mark Phillips a reconnu que « de toute évidence, il y avait une certaine panne dans le système ».
« Nous voulons que l’enquête aille enquêter sur l’étendue de ces pannes dans le système et bien sûr, ils nous recommanderont non seulement des mesures disciplinaires mais aussi des domaines dans lesquels nous pouvons renforcer et améliorer les systèmes existants », a-t-il ajouté.
Pendant ce temps, alors que le capitaine et son membre d’équipage restent en garde à vue à la suite de la tragédie du MV Barima, le ministre Edghill a également confirmé que des mesures disciplinaires avaient été prises dans le passé contre d’autres marins reconnus coupables de mauvaise conduite.
« Je peux vous dire, monsieur, que le capitaine et les membres de son équipage ont été sanctionnés pour des infractions de toutes sortes sur tous les navires, qu’il s’agisse d’alcool, de drogues, de mauvaise conduite, de transport non autorisé de membres de leur famille, de transport de substances illégales au nom de personnes, de stockage de passagers ou de marchandises sans fret approprié, tout cela », a-t-il noté.
Le Premier ministre Phillips a noté que le duo était toujours en garde à vue et que des conseils leur avaient été proposés. Aucune autre arrestation n’a été effectuée.
Outre la consommation de drogue, les enquêtes préliminaires ont révélé des divergences avec le manifeste des passagers. Initialement, il avait été signalé qu’il y avait 116 passagers et 17 membres d’équipage à bord du navire, mais ce chiffre a été jugé dimanche soir comme non précis par les autorités, qui ont noté que le manifeste était inexact. On estime désormais que le MV Barima comptait 179 occupants au moment de sa catastrophe.
Déjà, une enquête a été lancée, examinant tous les faits et circonstances entourant cette tragédie, y compris l’exactitude du manifeste des passagers, le chargement des passagers et du fret, le respect des règles de sécurité maritime et la conduite du capitaine et de l’équipage avant et pendant le voyage.
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