La ministre des Affaires amérindiennes, Pauline Sukhai, a souligné l’importance pour les conseils de village en place de soumettre des rapports financiers annuels au ministère afin de faciliter une transition harmonieuse pour les conseils nouvellement élus.
Le 15 mai 2024, les habitants de plus de 200 villages amérindiens de Guyane voteront pour élire de nouveaux Toshoas et conseillers, qui siégeront ensuite pour une période de trois ans, conformément à la Loi amérindienne de 2006.
Le ministère est mandaté pour procéder à un audit général des affaires financières du village au moins trois mois avant le déclenchement des élections.
Le ministre Sukhai discutait à l’époque avec les villages de Campbelltown/Princeville et de Micobie, région huit, des exigences et des préparatifs pour les prochaines élections du conseil de village.
Ils ont été informés que la soumission de ces rapports est une étape cruciale pour garantir la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources par les conseils locaux et, par extension, par le gouvernement.
C’est pourquoi elle a exhorté les membres des conseils à donner la priorité à la soumission de ces rapports, car cela bénéficierait non seulement au conseil mais aussi aux habitants du village à long terme.
«C’est pour faciliter la transition d’un conseil de village à un autre. La moitié du temps, nous avons des villageois qui ne bénéficient pas d’une transition rapide… parce qu’ils se disputent les documents, ils se disputent les dossiers… retarder les rapports va entraîner un retard de développement », a-t-elle souligné.
Les dirigeants ont également été informés que tous les projets en cours des années précédentes doivent être achevés d’ici le 31 mars 2024, en raison du nombre élevé de projets inachevés par les villages délinquants.
« Pour que le nouveau conseil de village reparte à zéro… et que vous (les conseils) deviez vous confier les projets qui fonctionnent afin que les gens puissent en bénéficier », a souligné le ministre.
Elle a souligné que la mauvaise gestion de ces projets par les conseils aura une mauvaise image du gouvernement qui injecte des investissements importants dans le bien-être économique et social de ces communautés.
D’ici le 17 mars, les villages amérindiens de Guyane doivent publier leur liste électorale afin de garantir que les personnes inéligibles soient rayées de la liste.
Les résidents doivent être âgés de 18 ans et plus et doivent être d’origine amérindienne pour pouvoir voter et résider dans le village concerné.
Au cours de sa visite, elle a également pris le temps d’écouter les préoccupations des résidents et a été assurée que celles-ci seraient portées à l’attention des agences compétentes. (PPP)
