Compte tenu de la persistance du Venezuela à organiser son référendum du 3 décembre sur la région d’Essequibo, la Guyane a reçu l’assurance de ses partenaires régionaux et internationaux de défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale.

C’est ce qu’a déclaré le président Dr Irfaan Ali cet après-midi. Le chef de l’État a déclaré que même s’il s’attend à ce que le Venezuela agisse de manière responsable, si la nation hispanophone ne parvient pas à le faire, le gouvernement guyanien travaille sur des plans d’urgence.

« Nous pensons que le Venezuela n’agira pas de manière imprudente. Toutefois, s’ils agissent de manière imprudente, nous avons déjà, comme je l’ai dit précédemment, engagé le dialogue avec nos partenaires stratégiques. Nous nous sommes engagés [through] le chef d’état-major et le commandant supérieur sont continuellement en contact avec des partenaires dans toute la région et, bien sûr, au niveau extra-régional. Et nous sommes assurés que l’intégrité territoriale et la souveraineté du Guyana ne verront pas nos partenaires de développement rester à l’écart et permettre à quiconque de profiter de nous.

« En dehors de cela, nous n’épargnons aucun effort pour garantir que nous continuons à améliorer et à renforcer nos capacités, car nous avons la responsabilité de le faire », a ajouté le président.

Cependant, interrogé, le chef de l’État a choisi de ne pas s’étendre sur la stratégie et sur la profondeur ou l’intégralité de ce que constitue ce soutien de ses partenaires.

Au cours des dernières semaines, la Guyane a informé ses partenaires régionaux et internationaux du référendum prévu par le Venezuela, prévu le 3 décembre 2023, sur sa revendication de la région d’Essequibo.

Le 21 septembre 2023, l’Assemblée nationale du Venezuela a adopté une résolution appelant à un référendum concernant la revendication non fondée du Venezuela sur les deux tiers du territoire guyanais dans l’Essequibo. Par la suite, le Conseil national électoral vénézuélien a publié le mois dernier une liste de cinq questions qu’il envisage de poser au peuple vénézuélien. Le référendum demandera l’approbation du peuple vénézuélien pour, entre autres, annexer le territoire guyanais de l’Essequibo et créer un État vénézuélien. Cette question particulière (#5) sollicite également l’approbation des citoyens pour que le Venezuela accorde la citoyenneté et des cartes d’identité aux résidents d’Essequibo.

Ce référendum a été critiqué par les États-Unis, la Communauté des Caraïbes (CARICOM), le Commonwealth des Nations et l’Organisation des États américains (OEA), ainsi que par plusieurs autres pays de la région, dont le Brésil, frontalier de la Guyane et de la Venezuela.

Il existe un consensus sur le fait que le référendum vénézuélien et l’agression accrue contre le Guyana menaceront la paix, la sécurité et la stabilité de la région.

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