Voir la déclaration complète du procureur général Chambers :
PROCÉDURE:
  1. Aujourd'hui, le Honorable juge, Gino Persaud, rejeté la demande déposée par le commissaire adjoint de police Calvin Brutus et son épouse, Adonika Aulder, demandant à la Haute Cour l'autorisation de quitter le pays pour les États-Unis pour de prétendues « raisons juridiques et personnelles » et « médicales ».
  2. Les intimés nommés dans la procédure sont le procureur général et le commissaire de l'Unité spéciale du crime organisé (SOCU) a été ajouté par la Cour comme tiers intéressé.
  3. L'État, représenté par le procureur général Mohabir Anil Nandlall, le solliciteur général adjoint Shoshanna Lall ; conseillère juridique principale, Ronetta Sargent-Prince ; et les avocats de l'État Thalia Thompson, Paneeta Persaud et Mohanie Sudama se sont vigoureusement opposés à la demande. Les raisons et les fondements de cette opposition sont exposés en détail dans une déclaration sous serment de la défense de Fazil Karimbaksh, chef du SOCU. Une copie de cet affidavit est jointe.
  4. L'affidavit de la défense de l'État fait de nombreuses références aux affirmations faites par M. Brutus lors de procédures antérieures afin d'illustrer que sa demande actuelle devant le juge Gino Persaud était fallacieuse, faible et ténue. Ces affidavits dans les procédures précédentes sont également
  5. ACP Brutus et son épouse font l'objet d'une enquête en cours du SOCU liée à une fraude et à des irrégularités financières s'élevant à plus de 800 millions de dollars en vertu de diverses lois en Guyane, notamment la lutte contre le blanchiment d'argent et Loi sur la lutte contre le financement du terrorisme, Cap. 10h11. On s'attend à ce que cette enquête aboutisse à plus de 240 accusations contre M. Brutus et son épouse.
LES ARGUMENTS DE L'ÉTAT :
  1. C'est sur cette base que l'État a fondé son opposition à ce que les demandeurs obtiennent l'autorisation de quitter le territoire, compte tenu de l'ampleur de l'enquête en cours et de la gravité des 240 accusations imminentes contre M. Brutus et ses proches.
  2. L'État a également fait valoir que Article 148 de la Constitutioninvoqué par M. Brutus, estimant que son droit à la liberté de circulation avait été restreint, n’est pas un droit absolu et est soumis à de nombreuses limitations. L'une de ces limitations est que les fonctionnaires, y compris M. Brutus, sont tenus de demander et d'obtenir l'autorisation de leur secrétaire permanent avant de pouvoir quitter le poste.
  3. L'avocat de M. Brutus a admis qu'aucune demande de ce type n'avait été faite ni aucune approbation obtenue pour que M. Brutus quitte le pays comme il le souhaitait du 19 octobre au 27 octobre 2024. L'État a soutenu que la requête devant la Cour était prématurée, Brutus ayant sauté cette étape avant d'invoquer sa juridiction. L'honorable Cour a accepté.
  4. L'État a en outre fait valoir que Brutus et son épouse n'ont fourni aucune preuve que le prétendu traitement médical recherché par son épouse n'était pas disponible en Guyane ou qu'il existe des circonstances particulières justifiant leur voyage aux États-Unis, à la lumière des 240 accusations imminentes. Le juge Gino Persaud a souligné cette grave lacune dans le dossier des requérantsdéclarant que la Cour ne peut pas prendre en compte les preuves provenant de la table des bars par l'intermédiaire de l'avocat de M. Brutus qui a tenté de produire des documents médicaux provenant d'un hôpital privé local.
  5. L'État a en outre fait valoir que toutes ces questions font courir à M. Brutus et à son épouse un risque de fuite, arguant qu'ils pourraient bien s'enfuir et ne pas revenir étant donné les 240 accusations qui seront bientôt portées contre
  6. Le procureur de l'État a souligné à la Cour que cette affaire a suscité un intérêt public important étant donné qu'aucun officier du statut de M. Brutus dans l'histoire récente n'a fait l'objet d'une enquête aussi grave impliquant plus de 800 millions de dollars d'infractions à la loi. de Guyane. L'État a soutenu qu'il était dans l'intérêt public que les demandeurs se voient refuser l'autorisation de quitter le territoire étant donné que leur présence physique est requise pour que les poursuites judiciaires aboutissent.
  1. L'État a fait valoir qu'étant donné la nature et la gravité de ces infractions présumées et les 240 accusations imminentes, il est fort probable que les demandeurs prennent la fuite pour éviter des poursuites. Il a été signalé à l'Honorable Cour, pour démontrer la gravité de l'enquête et des accusations imminentes, que les comptes bancaires des requérants ont été gelés, à l'exception du compte de salaire de Brutus auquel il a accès.
LA DÉCISION :
  1. L'honorable juge Gino Persaud, en rejetant la requête déposée par Calvin Brutus et son épouse, a jugé que les demandeurs avaient suffisamment établi que leurs droits constitutionnels en vertu des dispositions de la Article 148 de la Constitution étaient
14. De plus, étant donné la gravité et le « graviamen » de l’enquête, les 240 accusations imminentes, l’objet de ces accusations, soit 800 000 000 $ (huit cent millions de dollars), et compte tenu de l’intérêt public, la Cour n’avait pas l’intention d’accorder l'autorisation du demandeur de quitter le pays.
  1. Brutus et son épouse ont été condamnés à payer des dépens à chacun des intimés au montant de deux cent cinquante mille dollars (250 000,00 $).
FIN

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