Message de Son Excellence Dr Mohamed Irfaan Ali, Président de la République Coopérative de Guyane, à l’occasion du décès de Sir Garfield St. Aubrun Sobers
Le maître le plus glorieux du jeu
Un géant est tombé. Et le firmament du cricket semble un peu plus sombre aujourd’hui. La nouvelle du décès de Sir Garfield St. Aubrun Sobers a déferlé sur les Caraïbes, entraînant avec elle une vague de chagrin qui touche tous les rivages. Car nous n’avons pas seulement perdu un joueur de cricket ; nous avons perdu une icône.
Sir Garry a orné le jeu de cricket d’une flamboyance qui était une pure poésie intacte. Il a défini ce que signifiait jouer au cricket à la manière antillaise. Il était, à mon humble avis, le plus grand joueur polyvalent que le jeu ait jamais connu. Son bâton était un pur génie; son alignement, particulièrement près du guichet, était à couper le souffle, et son jeu de quilles, qu’il s’agisse de rythme ou de rotation, était une classe de maître en matière de ruse et de contrôle.
Son importance transcendait les frontières. À l’aube naissante et pleine d’espoir de l’indépendance antillaise, Sir Garry était un colosse traversant la scène mondiale, incarnant l’essence même de notre identité antillaise. Il portait les espoirs d’une région qui cherchait encore à faire entendre sa voix, et il rugissait avec un style qui était le nôtre avec défi et beauté. Son flair, sa grâce et la classe avec laquelle il se conduisait étaient un baume pour l’esprit des Caraïbes. Pendant des décennies, il a été notre champion, notre talisman, notre héros.
La Guyane, avec son riche cœur de joueur de cricket, salue ce fils bien-aimé de la Barbade et des Antilles au sens large. Il appartient au panthéon des grands Antillais. Il est la norme par laquelle tous les autres sont mesurés, le fondement sur lequel nos légendes sont construites. C’était un gentleman du jeu ; et le maître le plus glorieux du jeu.
A sa famille bien-aimée, la Guyane présente ses plus sincères condoléances. Au peuple de la Barbade, nous partageons votre perte incommensurable, car un joyau a été volé sur votre couronne. Et au monde du cricket, qui a perdu une figure aux proportions mythiques, nous disons : chérissez la mémoire de cet artiste suprême.
Son esprit dansera pour toujours au soleil. Dans le bruit du cuir sur les saules, dans le rugissement d’un stade bondé, dans les rêves d’un jeune garçon ou d’une jeune fille ramassant une balle de cricket pour la première fois, Sir Garry continue de vivre.
Découvrez-en davantage sur INews Guyane
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles envoyés à votre adresse e-mail.
