Le Guyana annonce une approche plus large et plus stratégique de sa relation bilatérale avec Trinité-et-Tobago, positionnant le commerce, la sécurité alimentaire et l’intégration régionale aux côtés de la coopération énergétique comme des piliers importants de l’engagement entre les deux nations.

Alors que l’énergie reste un élément essentiel des discussions entre les deux pays de la CARICOM, le président Mohamed Irfaan Ali a clairement indiqué que la trajectoire de développement du Guyana a historiquement offert d’importantes opportunités économiques à Trinité-et-Tobago, bien avant la découverte de pétrole et de gaz.

S’adressant aux journalistes en marge de la 50e réunion ordinaire de la Conférence des chefs de gouvernement de la CARICOM à Saint-Kitts-et-Nevis, le président a rappelé que l’île jumelle était l’un des partenaires commerciaux les plus puissants du Guyana depuis des décennies.

Les distributeurs trinidadiens maintiennent depuis longtemps une solide présence sur le marché local, tandis que les entrepreneurs y ont joué un rôle clé dans certains des projets d’infrastructure les plus transformateurs du Guyana.

Il a souligné que des sociétés telles que Dipcon Engineering et Ceran Brothers étaient impliquées dans de grands projets nationaux bien avant l’émergence du secteur pétrolier guyanais.

Dès le début de la production pétrolière et gazière, le secteur privé de Trinidad en a de nouveau bénéficié considérablement, participant librement à l’écosystème énergétique en expansion du Guyana, sans barrières restrictives.

La relation ne doit pas être étroitement définie par les hydrocarbures, a souligné le chef de l’Etat.

« Il existe une position selon laquelle la réunion bilatérale doit se concentrer uniquement sur l’énergie », a indiqué le président, ajoutant que si la sécurité énergétique reste importante pour la région, les priorités du Guyana s’étendent plus loin.

La sécurité alimentaire, l’élargissement de l’accès aux marchés et la fluidité des flux commerciaux figurent désormais au premier rang des priorités.

« Je crois que le moment est venu de supprimer ces barrières, les barrières artificielles et la bureaucratie afin que nous puissions faciliter le commerce de manière plus efficace et faciliter la circulation des marchandises de manière plus efficace », a souligné le président.

Il a également souligné qu’une intégration plus approfondie doit être guidée par une évaluation constante et une prise de décision stratégique qui protège les intérêts nationaux tout en faisant progresser la viabilité économique régionale.

« Partout et de la manière dont nous pouvons nous intégrer dans l’intérêt de la région et de nos pays, nous le ferons », a-t-il affirmé, notant qu’une telle intégration doit en fin de compte servir les peuples des deux nations.

La Guyane, a-t-il souligné, a toujours maintenu un climat d’investissement ouvert au sein de la CARICOM, accueillant la participation du secteur privé de toute la région sur un pied d’égalité avec les investisseurs locaux. (PPP)


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