Cher rédacteur,

Les prix du pétrole devraient encore baisser au cours de l’année à venir, passant d’un sommet de 81 $/baril en 2024 à 60 $/baril en 2026, après une baisse cette année qui a atteint une moyenne de 68 $/baril.

L’indice des prix de l’énergie de la Banque mondiale prévoit une baisse de 10 % en 2026 (Référence : Rapport sur le marché des matières premières de la Banque mondiale, octobre 2025).

Cela reflète un ralentissement de la croissance économique mondiale et une offre excédentaire de pétrole sur le marché. Étant donné que l’OPEP a décidé de mettre un terme aux réductions de production pétrolière et au changement de régime imminent au Venezuela, on peut s’attendre à ce que la production pétrolière vénézuélienne reprenne, augmentant encore l’offre mondiale de pétrole et entraînant une baisse des prix du pétrole brut.

Bien que des efforts aient été déployés pour diversifier notre économie, la réalité est que notre dépendance à l’égard du secteur pétrolier continue de croître et que nos dépenses accrues ont été alimentées par l’épuisement de notre Fonds de ressources naturelles (NRF) et de notre dette.

À l’avenir, nous devons rechercher l’équilibre budgétaire et réduire le fardeau de notre dette. Les économies riches sont également confrontées à un fardeau de la dette qui pourrait déclencher une crise mondiale de la dette, et nous devons nous préparer à une nouvelle réduction de la demande mondiale et de la croissance économique. La décision prudente serait de réduire les dépenses, d’augmenter l’épargne et de renforcer notre capacité d’achat en tirant parti de la vigueur du marché de l’or via l’amélioration des réserves de change et d’or.

Un dollar guyanais plus fort contribuera à soutenir l’augmentation du pouvoir d’achat alors que le pouvoir d’achat des premier et deuxième pays risque de diminuer.

Notre voie vers le développement économique futur doit être stratégique, mesurée et délibérée. Nous devons limiter nos dépenses aux domaines critiques nécessitant des améliorations et renforcer notre capacité à tirer parti du marché de l’or en plein essor.

Que ce soit via une augmentation des taxes ou des redevances, l’opportunité de réduire le coût des importations qui soutiennent les projets d’infrastructures critiques et le développement actuel de la construction dans le secteur du logement peut être réalisée sans réduire davantage notre NRF ou accroître le recours à la dette.

Le ministre Singh, qui gère actuellement les finances de la nation, doit montrer à la nation qu’il est capable d’orienter judicieusement notre économie vers une meilleure gestion budgétaire et une meilleure performance économique pendant la période prévue de ralentissement mondial.

L’opportunité pour notre nation d’exceller dans l’établissement d’une politique budgétaire durable est devant nous, et nous ne devons pas laisser passer cette opportunité en raison de dépenses excessives et de faibles retours sur investissement des fonds disponibles. L’affaiblissement prévu du secteur pétrolier nous montrera si l’administration actuelle est capable de prendre les bonnes décisions en matière de développement économique. La Norvège s’est montrée à la hauteur et a réalisé une performance exceptionnelle. Ils ont enrichi leurs citoyens sur le long terme. Le Guyana doit également être à la hauteur et réaliser une forte croissance économique à long terme ancrée dans un fonds de richesse capable de supporter, de prospérer et d’absorber les chocs économiques futurs.

Notre capacité à gérer correctement le développement de notre nation fera la différence dans la transformation de notre nation. Cela doit être durable et pour le mieux.

Cordialement,
Jamil Changlee


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