Le ministre des Services sociaux, le Dr Vindhya Persaud, a révélé que le registre des délinquants sexuels, prévu dans le projet de loi modifiant le projet de loi sur les infractions sexuelles de 2024, qui devrait être bientôt adopté à l’Assemblée nationale, ne sera pas public.

Il est proposé que le registre contienne plus de 30 informations personnelles sur le délinquant, y compris son nom et tous ses anciens noms, sa date et son lieu de naissance, son sexe, sa nationalité, ses adresses principale et secondaire, son lieu de travail, sa carte d’identité nationale, sa taille, son poids et sa description physique, les infractions commises, y compris leurs dates respectives, ainsi que les condamnations et sanctions imposées, les acquittements ou les grâces.

Il est proposé que la base de données comprenne également le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule dont le contrevenant a le contrôle ou l’utilisation régulière, ou qu’il possède ou exploite ainsi qu’une description du véhicule.

Les noms et âges des enfants résidant dans la même maison d’habitation que celle où réside le contrevenant ainsi que le nom, l’adresse et les coordonnées du plus proche parent du contrevenant doivent également être inclus dans la base de données, selon les modifications proposées.

Il est également proposé d’inclure dans la base de données le nom, l’adresse et les coordonnées de tout club, association ou organisation dont font partie des enfants et auquel le délinquant est affilié.

Il est proposé d’inclure dans la base de données les empreintes digitales, le profil ADN établi à partir d’un échantillon prélevé sur le délinquant, les antécédents médicaux comprenant des informations sur toute maladie transmissible contractée par le délinquant, une photographie, des informations sur l’adresse IP de tout appareil régulièrement utilisé par le délinquant ainsi que leurs adresses électroniques.

S’exprimant pendant le Point de départ programme, le ministre a déclaré que les personnes devraient écrire au commissaire de police si elles souhaitent accéder à des informations du registre.

« Disons que quelqu’un se présente dans votre communauté, que vous avez des soupçons et que vous ne vous sentez pas en sécurité, vous pouvez écrire pour demander. Donc, ce n’est pas quelque chose qui va être public… mais le public peut y accéder via un mécanisme », a-t-elle expliqué.


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