Voir la déclaration complète du ministère des Services sociaux et de la Sécurité sociale :
Le ministère des Services sociaux et de la Sécurité sociale a pris note d’un récent article de presse suggérant qu’une famille de la Région Six avait vu son nouveau-né retiré du nouvel hôpital d’Amsterdam à son insu. Le ministère souhaite affirmer clairement qu’à chaque étape du processus, la famille a été impliquée, informée et parlée avec compassion et respect. Toutes les mesures prises étaient guidées uniquement par la responsabilité de protéger la santé et le bien-être du nouveau-né.
Après l’accouchement du bébé à l’hôpital de New Amsterdam, l’Agence de garde d’enfants et de protection (CPA) a été alertée par le personnel médical, qui s’est dit préoccupé par le fait que la mère et la grand-mère maternelle semblaient présenter des signes de retard de développement. Conformément aux procédures standard de protection de l’enfant, le CPA a lancé une évaluation complète pour comprendre les circonstances entourant le nouveau-né.
Dans le cadre de cette évaluation, les agents du CPA ont effectué des visites à domicile à la résidence familiale à Port Mourant. Malgré des conseils et des discussions répétées avec la famille sur le maintien d’un environnement sûr pour le bébé, les conditions de vie se sont révélées très insalubres et peu propices aux soins d’un nouveau-né. L’agence a déployé des efforts continus pour aider la famille à améliorer ces conditions, en expliquant l’importance d’un espace propre et sûr, en particulier pour un nourrisson dont le système immunitaire se développe. Les enquêtes communautaires ont en outre révélé que la famille dépend souvent fortement des voisins pour l’aide quotidienne, soulignant ainsi les vulnérabilités du ménage.
Au cours de la période d’évaluation, la grand-mère maternelle a également informé les agents de l’APC qu’elle était malade et qu’elle devait se rendre chaque semaine à l’hôpital, une circonstance qui a encore limité la capacité de la famille à fournir des soins cohérents et adéquats.
Compte tenu de ces constatations, le CPA a rencontré la famille à plusieurs reprises et lui a soigneusement expliqué ses préoccupations, les mesures nécessaires pour améliorer l’environnement et la possibilité d’une prise en charge alternative temporaire si les conditions restaient inadaptées. L’agence a exploré les options de prise en charge par la parenté ; cependant, aucune des personnes proposées par la famille n’était un soignant connu, aucun membre de la famille ayant des liens établis avec l’enfant ou une personne capable d’assumer la responsabilité d’un nouveau-né en toute sécurité. En fait, la famille a présenté à plusieurs reprises des personnes soit des étrangers, soit des personnes qu’elle connaissait à peine pour assumer la responsabilité de l’enfant.
Le personnel médical de l’hôpital de New Amsterdam a également indiqué qu’une hospitalisation prolongée présentait des risques pour la santé du nourrisson, notamment une éventuelle infection. En l’absence de soignant approprié identifié et l’environnement familial toujours dangereux malgré les conseils du ministère et les tentatives de soutenir la famille, l’APC a été obligée de finaliser un placement temporaire alternatif pour protéger le bébé.
Tout au long des visites à l’hôpital, la famille a été encouragée à plusieurs reprises, tant par l’APC que par le personnel de l’hôpital, à dialoguer avec les agents du bureau de probation Whim. Malheureusement, ils ne se sont pas conformés. Le jour où le bébé devait sortir, les agents du CPA ont tenté de contacter la mère et la grand-mère maternelle par plusieurs canaux ; cependant, ils n’ont pas pu être contactés ou localisés à ce moment-là. Il est essentiel de préciser que tous les efforts raisonnables ont été déployés pour contacter la famille la veille de la sortie de l’enfant.
Le nouveau-né est maintenant sous la protection du CPA, où la sécurité, le développement et le bien-être de l’enfant sont prioritaires. Le ministère travaillera en étroite collaboration avec la famille pour améliorer sa situation. Le but ultime est de réunir l’enfant avec sa famille une fois que les conditions le permettent et que l’environnement familial répond aux normes de sécurité requises.
Le ministère des Services sociaux et de la Sécurité sociale réaffirme son engagement à traiter toutes les questions de protection de l’enfance avec compassion, professionnalisme et transparence. Notre priorité absolue est la protection et le bien-être de chaque enfant en Guyane, et nous restons déterminés à soutenir les familles tout en veillant à ce qu’aucun enfant ne soit placé dans un environnement malsain.
La famille dit que le nouveau-né a été retiré de l’hôpital NA à son insu
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