Le président Dr Irfaan Ali a officiellement assermenté mardi le juge Damone Younge en tant que juge de la Cour d’appel, marquant ainsi l’achèvement d’une liste de sept nominations en appel recommandées par la Commission du service judiciaire (JSC).

La cérémonie, qui s’est tenue au Bureau du Président, a réuni des hauts responsables du pouvoir judiciaire, de l’exécutif et du monde juridique, notamment la chancelière par intérim du pouvoir judiciaire, la juge Roxane George ; le juge en chef par intérim Navindra Singh ; Le procureur général Anil Nandlall et le directeur des poursuites pénales (DPP) Shalimar Ali-Hack.

Dans de brèves remarques précédant la prestation de serment, il a été noté que la JSC avait, en mai 2025, recommandé la nomination de sept juges à la Cour d’appel. Il s’agissait d’une expansion historique de la magistrature d’appel. Cinq de ces juges ont prêté serment le 24 mai 2025, tandis qu’un sixième a prêté serment le 23 décembre 2025. La nomination du juge Younge complète ce processus.

Les autres juges comprennent les juges Jo-Ann Barlow, Navindra Singh, Nareshwar Harnanan, Priya Sewnarine-Beharry et Joycelin Kyte-Thomas.

Agissant en vertu de l’article 128(1) de la Constitution et sur l’avis de la Commission, le président Ali a officiellement nommé le juge Younge pour « exécuter le Bureau de la justice d’appel » avec effet au 14 avril 2026.

Après la prestation de serment, le président Ali a souligné le rôle essentiel de la Cour d’appel au sein du système juridique guyanais, la décrivant comme « une conscience vigilante… la main ferme du système, sa voix corrective et sa mémoire durable ».

« C’est là, au sein de la Cour d’appel, que le droit doit parler avec plus de clarté… où les erreurs juridiques sont examinées sans crainte… et où les principes juridiques sont façonnés avec délibération et soin », a déclaré le chef de l’État.

Il a souligné que la cour d’appel constitue le sommet de l’interprétation juridique au sein de la hiérarchie judiciaire locale, en fournissant des décisions faisant autorité qui guident les tribunaux inférieurs et garantissent la cohérence dans l’administration de la justice.

« Cette structure favorise le respect des décisions judiciaires non par la coercition mais par l’autorité raisonnée. Elle garantit au public que la loi n’est pas fragmentée ou contradictoire mais cohérente en principe », a déclaré le Président.

Le président Ali a déclaré que l’élévation de la juge Younge reflétait la confiance placée dans son « intelligence, son intégrité et son tempérament judiciaire », notant que sa nomination renforce le pouvoir judiciaire à un niveau critique.

Il a en outre chargé le juge d’appel nouvellement assermenté de respecter les normes les plus élevées d’équité, de cohérence et de réactivité dans l’application de la loi.

« Vous assumez désormais un rôle qui exige non seulement un sens juridique, mais aussi de la sagesse, de la retenue et un profond sens des responsabilités. Vos paroles auront un poids au-delà des affaires dont vous êtes saisis. Elles façonneront les contours du droit et influenceront la vie d’innombrables citoyens », a-t-il déclaré.

Le Président a également souligné la double attente de force et d’humilité requise dans ce rôle, notant que les juges d’appel doivent faire preuve de fermeté dans le respect des principes juridiques tout en restant conscients de la gravité de l’autorité judiciaire.

Le juge Younge rejoint désormais la magistrature d’appel à un moment où la Cour continue de jouer un rôle central dans l’affinement et l’harmonisation du cadre juridique du Guyana. Sa nomination, a déclaré le président Ali, la place dans une « noble tradition » de juristes chargés de sauvegarder la justice et de faire progresser l’État de droit en Guyane.

« Puissiez-vous contribuer au renforcement de notre système juridique et à l’avancement de l’État de droit dans notre nation », a déclaré le chef de l’État, en lui adressant ses félicitations et ses meilleurs vœux pour son mandat à la magistrature.

La juge Younge possède près d’une décennie d’expérience judiciaire à la Haute Cour, ayant été nommée pour la première fois juge puîné en juillet 2017. Avant sa nomination à la magistrature, elle a travaillé pendant de nombreuses années au sein du cabinet du procureur général, où elle a occupé des postes clés, notamment celui de curateur public et de séquestre officiel, acquérant ainsi une vaste expérience dans les affaires juridiques civiles et administratives.

Depuis son élévation à la Haute Cour en 2017, la juge Younge a présidé un large éventail d’affaires, y compris des procès pénaux lors des assises de Demerara et des affaires de droit de la famille, démontrant ainsi son expérience dans les juridictions pénales et civiles.

Au fil des années, elle a fait partie de comités judiciaires chargés d’entendre des affaires pénales graves, notamment des affaires de meurtre et d’homicide involontaire, renforçant ainsi son expérience dans le domaine des décisions à enjeux élevés. Son travail au tribunal de la famille impliquait de traiter des questions sensibles telles que les procédures de garde, de tutelle, d’entretien et de divorce, en mettant souvent l’accent sur la médiation et la résolution rapide des litiges.


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