Voir la déclaration complète ci-dessous :
La Commission du secteur privé (PSC) condamne dans les termes les plus fermes l’imposition de frais par le gouvernement du Suriname sur les navires empruntant le fleuve Corentyne, une décision qui perturbera le commerce, augmentera les coûts pour les opérateurs et placera les entreprises et les communautés guyanaises dans une position immédiatement désavantageuse.
Nous avons entendu directement nos membres. L’impact est réel, immédiat et dommageable. Du bois et des carrières au transport et au commerce fluvial, ces taxes unilatérales font augmenter le coût des affaires, affaiblissent la compétitivité et exercent une pression supplémentaire sur les moyens de subsistance des communautés qui dépendent quotidiennement du fleuve.
Ces actions contredisent directement l’esprit de la CARICOM et sont fondamentalement en contradiction avec les principes du marché et de l’économie uniques de la CARICOM, qui visent à promouvoir la libre circulation des marchandises, un traitement équitable et la suppression des obstacles au commerce régional, et non la création de nouveaux obstacles.
À l’heure où la région devrait approfondir son intégration et renforcer la confiance dans le commerce transfrontalier, cette action est régressive, perturbe la certitude des entreprises et nuit aux intérêts économiques plus larges du Guyana et des Caraïbes. Les opérateurs guyanais ne doivent pas payer le prix de mesures unilatérales qui portent atteinte à des accords commerciaux de longue date et affaiblissent la confiance entre États voisins.
La CPS se tient fermement aux côtés des entreprises, des travailleurs et des communautés touchés en Guyane, en particulier ceux des régions dépendantes des rivières qui subissent désormais le poids de cette décision. Il ne s’agit pas simplement d’un inconvénient commercial. Il s’agit d’une menace directe pour les entreprises, la confiance des investisseurs et la dignité économique de notre peuple.
Nous appelons donc le gouvernement du Guyana à dialoguer avec les autorités surinamaises de toute urgence, avec fermeté et avec une clarté absolue. Garantir la suppression de ces frais et restaurer un environnement opérationnel juste et prévisible doit être l’objectif immédiat. Le dialogue doit rester la première voie, mais il doit être un dialogue qui donne des résultats. Si ces mesures ne sont pas annulées, le gouvernement doit être prêt à mettre en œuvre des réponses proportionnées et stratégiques pour défendre les entreprises guyanaises, sauvegarder les moyens de subsistance et rétablir l’équilibre des relations commerciales.
Le CPS continuera de plaider sans relâche pour la protection de l’entreprise guyanaise, la défense du commerce équitable et le plein respect des engagements régionaux. Le Guyana ne doit pas accepter des conditions qui désavantagent sa population et ses industries au sein d’un système censé garantir l’équité et le bénéfice mutuel. Le Guyana ne peut pas défendre l’intégration d’un côté et accepter les barrières discriminatoires de l’autre. Le principe de réciprocité est fondamental pour le commerce équitable et, lorsque l’équilibre n’est pas maintenu, il appelle inévitablement des réponses proportionnées.
Une nation forte doit défendre ses entreprises, ses travailleurs et la place qui lui revient dans l’économie régionale. Sur ce sujet, le CPS est inébranlable.
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