Une série de revers, notamment la maladie, l’observance religieuse et des engagements judiciaires contradictoires, ont encore une fois ralenti la procédure d’extradition impliquant les hommes d’affaires Nazar Mohamed et son fils Azruddin Mohamed devant le tribunal de première instance de Georgetown.

Lorsque l’affaire a repris devant la magistrate Judy Latchman mercredi, l’absence de membres clés de l’équipe de défense a menacé de perturber la suite du contre-interrogatoire de la secrétaire permanente du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Sharon Roopchand-Edwards.

L’avocat Siand Dhurjon, qui représente Nazar Mohamed, était absent pour cause de maladie, tandis que l’avocat principal Roysdale Forde, représentant Azruddin Mohamed, a indiqué que l’information n’avait été relayée que peu de temps avant l’audience.

Il a également informé le tribunal que l’avocat Damien DaSilva s’occupe d’une affaire familiale et qu’il ne pourra peut-être plus poursuivre l’affaire.

Malgré ces difficultés, le tribunal a ordonné que la procédure se poursuive, Forde se chargeant du contre-interrogatoire.

L’accusation, dirigée par Glenn Hanoman, a fait part de ses inquiétudes concernant les interruptions récurrentes et a demandé instamment que des mesures soient prises pour éviter de nouvelles perturbations dans l’affaire.

En réponse, la défense a soutenu que les retards n’étaient pas intentionnels, soulignant la célébration de l’Aïd par la famille Mohamed, ainsi que les problèmes de maladie et d’horaire affectant leur équipe juridique.

Une pression supplémentaire a été imposée sur le calendrier en raison des affaires en cours de Forde devant la Haute Cour et la Cour d’appel, limitant sa disponibilité dans les prochains jours.

Compte tenu de ces facteurs, le magistrat Latchman a ordonné que les débats soient ajournés après la séance de mercredi et reprennent le mardi 23 mars, tout en prévenant qu’aucun autre retard ne serait accepté.

L’affaire se poursuit avec les témoignages du secrétaire permanent du ministère des Affaires étrangères, centrés sur la correspondance officielle liée à la demande d’extradition.

Les Mohamed sont recherchés par les autorités américaines pour leur implication présumée dans un complot massif et pluriannuel visant à faire passer clandestinement plus de 10 000 kg d’or via Miami, à blanchir des millions de dollars et à commettre des fraudes électroniques et postales.


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