Afin de réduire stratégiquement les inégalités entre l’offre d’éducation dans l’arrière-pays et sur le littoral, les ministères de l’Éducation et des Gouvernements locaux et du Développement régional doivent travailler de manière plus cohérente.
C’est la position de la ministre de l’Éducation, Priya Manickchand, qui a affirmé que la relation entre les deux ministères avait besoin d’être « peaufinée ».
Une part substantielle de l’allocation budgétaire de 135,2 milliards de dollars du ministère de l’Éducation sera consacrée cette année au développement de l’éducation dans les régions de l’arrière-pays.
L’argent permettra la construction de plusieurs nouvelles écoles, dortoirs et logements pour enseignants dans la région six d’Orealla, Jawalla dans la région sept, Micobie et Monkey Mountain dans la région huit, entre autres.
De plus, les enfants résidant dans l’arrière-pays bénéficieront de subventions pour acheter des fournitures scolaires, des repas chauds dans le cadre du programme national d’alimentation scolaire et des manuels scolaires, y compris d’anciens papiers, pour les préparer à l’examen du Certificat d’enseignement secondaire des Caraïbes (CSEC).
Bien que les projets soient financés par le budget du ministère de l’Éducation, c’est le ministère du Gouvernement local et du Développement régional qui entretient les infrastructures des écoles, des dortoirs et des logements des enseignants.
Le ministère du Gouvernement local supervise et paie également les salaires des éducateurs, entre autres tâches.
Dans une interview en direct sur EdYou FM lundi, Manickchand a révélé que la relation entre les deux ministères est « un peu maladroite ».
Sur ce point, elle a expliqué qu’il y avait des cas où des travaux visant à développer l’éducation dans l’arrière-pays étaient envoyés par son ministère mais n’étaient pas exécutés par le ministère du gouvernement local.
« Nous avons publié la politique. Donc, nous dirons quelque chose comme « nous voulons que chaque appartement d’un enseignant ait un réfrigérateur, une cuisinière, un micro-ondes, un lit, dix assiettes, dix tasses »… tout ce que nous voulons qu’ils aient et puis c’est la région qui doit mettre en œuvre cela à travers son budget parce que nous n’avons pas de budget pour cela par le biais du ministère central. Cette relation a donc besoin d’être franchement peaufinée, car nous devons nous assurer que les intentions du gouvernement correspondent à ce qui se passe sur le terrain et je ne pense pas que cela se produise dans tous les cas, je l’ai vu », a déclaré le ministre de l’Éducation.
À cet égard, elle a déclaré que cette question doit être résolue alors que le gouvernement continue de s’efforcer de tenir sa promesse d’éducation universelle dans toute la Guyane.
