Message de condoléances du président Dr Irfaan Ali à l’occasion du décès du Dr Ian McDonald

Une figure littéraire de valeur

Je suis attristé d’apprendre le décès du Dr Ian McDonald, une figure littéraire de valeur et l’un des fils distingués des Caraïbes.

Le Dr Ian McDonald était l’incarnation des Caraïbes : le sang d’Antigua coulait dans ses veines, Trinidad a bercé son premier souffle, la Guyane a revendiqué la plénitude de ses années et les Antilles ont réclamé son âme.

C’était un poète d’une grâce rare, un scribe d’éloquence, un gardien de notre flamme culturelle fragile et féroce. Par la puissance de sa plume, il projetait la beauté de nos fleurs, de nos arbres, de nos oiseaux et de nos paysages ; il a donné de la dignité aux mains laborieuses de notre peuple ; et a célébré le génie et la majesté de nos joueurs de cricket.
Il nous a montré que la langue est l’échafaudage sur lequel nous construisons notre avenir. Ses vers chantaient à la fois nos fractures et notre intégralité, notre angoisse et notre extase, cousant la tapisserie effilochée de la vie caribéenne en quelque chose de lumineux et de durable.

À travers ses chroniques hebdomadaires, il encourageait les Guyaniens non seulement à lire, mais à bien lire, en nous indiquant des livres, de la prose et de la poésie qui enrichiraient nos esprits et toucheraient nos âmes.

Et oh, comme il aimait le cricket, non pas comme un simple sport, mais comme le rythme même de notre âme régionale. Sa passion pour le jeu n’était que le miroir de sa plus grande passion pour la vie. Son amour pour le tennis sur gazon était égal à son amour pour le cricket. Il a joué le jeu avec distinction.

On se souviendra également de lui pour ses années de service à notre industrie sucrière.

Il est triste qu’il nous quitte maintenant, alors que l’heure est si sombre et que notre nation aspire à la sagesse qui découle de sa plume. En cette période où le chagrin enveloppe notre nation, nous avons plus que jamais besoin de ses paroles pour nous calmer, nous consoler, nous rappeler que même dans la perte, il y a la promesse du renouveau.

Au nom du Gouvernement et du peuple guyaniens, ainsi qu’en mon propre nom et en celui de ma famille, j’offre mes condoléances à ses proches.

Que son âme retrouve la paix que ses paroles lui ont si abondamment apportée.


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