Des consultants mandatés par les États-Unis ont confirmé que le projet historique de conversion du gaz en énergie du Guyana était techniquement et écologiquement réalisable, a déclaré récemment le vice-président, le Dr Bharrat Jagdeo.
Ces conclusions font suite à une étude approfondie menée sur le projet par la Banque américaine d'import-export (EXIM) alors qu'elle se prépare à présenter la demande de prêt de la Guyane à son conseil d'administration d'ici octobre pour soutenir le projet. Ce prêt contribuera au financement du développement de la composante terrestre du projet, qui comprendra une centrale électrique de 300 mégawatts (MW) et une usine de traitement des liquides de gaz naturel (LGN).
Les évaluations techniques et environnementales menées par les consultants ont validé la capacité du projet à répondre aux normes internationales. Le résultat positif de l'évaluation intervient après que la Banque EXIM a engagé des experts pour évaluer divers aspects du projet afin de garantir sa viabilité. Cette étape étant franchie, la demande de prêt sera bientôt soumise au Conseil d'administration de la Banque.
Alors que le prêt attend l'approbation des partenaires aux États-Unis, les activités de développement du projet se poursuivent grâce aux injections du Trésor. Le projet Gas-to-Energy sera livré en 2025, conformément à la promesse faite par le gouvernement à la population.
Le gouvernement du Guyana reste déterminé à mettre en œuvre le projet transformateur de conversion du gaz en énergie, qui devrait réduire considérablement le coût de l'électricité et améliorer la qualité de vie de tous les Guyanais. Le gouvernement a également lancé un appel à propositions pour la phase II du projet, qui augmentera la capacité de production d'électricité du Guyana, lui permettant de devenir un exportateur d'énergie. Cette entreprise monumentale répond non seulement aux besoins énergétiques du pays, mais permet également au pays de devenir un contributeur actif à la sécurité énergétique régionale.
L'installation terrestre, située au Pays de Galles, sur la rive ouest du fleuve Demerara, devrait coûter environ 759 millions de dollars. Elle est développée par LNDCH4, une coentreprise entre CH4 et Lindsayca, et produira à la fois de l'électricité et des liquides de gaz naturel (LGN). Bien que le gouvernement guyanien ait financé le projet sur son Trésor, le prêt de l'EXIM Bank contribuera à compenser une partie importante des coûts.
Avec les bases techniques posées et les mécanismes de financement en voie d'approbation, le projet Gas-to-Energy représente une étape cruciale dans la transition du Guyana vers un avenir énergétique plus durable et plus rentable.
