Les revenus pétroliers du Guyana sont gérés dans un cadre qui met fortement l’accent sur le contrôle parlementaire, la transparence et la responsabilité, a déclaré mardi le ministre des Ressources naturelles, Vickram Bharrat, à l’Assemblée nationale lors de la deuxième journée du débat sur le budget national 2026.
Bharrat a déclaré que même si de nombreux pays producteurs de pétrole ont mis des décennies à créer des fonds souverains, le Guyana a rapidement mis en place un système formel peu après son entrée en fonction. Il a cité des exemples internationaux pour illustrer que le pays a agi très tôt pour protéger les revenus pétroliers par le biais de la législation plutôt que de permettre un contrôle discrétionnaire sur les fonds.
Selon le ministre, le Fonds des ressources naturelles a été créé moins d’un an après l’entrée en fonction du gouvernement PPP/C, avec des règles claires régissant la manière dont les revenus pétroliers sont déposés, retirés et déclarés. Il a souligné que les retraits du fonds ne peuvent être effectués qu’avec l’approbation de l’Assemblée nationale, garantissant ainsi que les représentants élus conservent un contrôle sur l’utilisation des revenus pétroliers.
Bharrat a expliqué que la législation régissant le fonds exige la divulgation complète de tous les revenus qui y sont versés, avec des sanctions prévues pour tout défaut de déclaration exacte. Il a déclaré que ces dispositions visent à prévenir les abus et à garantir que les revenus pétroliers sont gérés de manière transparente et responsable.
Il a en outre noté qu’une formule prescrite détermine désormais combien d’argent reste dans le Fonds des ressources naturelles, combien d’argent entre dans le budget annuel et quel solde est reporté à la fin de chaque année. Ces chiffres, a-t-il expliqué, sont présentés lors du processus budgétaire, permettant au public de suivre la manière dont les revenus pétroliers sont alloués.
Le ministre a déclaré que la transparence est renforcée grâce aux rapports publics, notant que les revenus pétroliers sont publiés au Journal officiel et rendus accessibles en ligne. Il a expliqué que les membres du public peuvent vérifier de manière indépendante combien le Guyana tire de la production pétrolière au cours d’une année donnée en examinant les documents officiels.
Bharrat a également souligné la participation du Guyana aux initiatives internationales de transparence, notamment l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE). Il a déclaré que le pays a déjà soumis son rapport ITIE 2023 et s’efforce d’achever son rapport 2024 dans les délais requis, avec un deuxième exercice de validation prévu cette année.
Outre les rapports financiers, le ministre a souligné la surveillance au niveau opérationnel au sein du secteur pétrolier et gazier. Il a déclaré que des représentants de plusieurs agences d’État sont présents sur les navires de production offshore pour surveiller les activités de production et garantir le respect des exigences réglementaires, y compris la surveillance des prélèvements de pétrole brut.
Bharrat a également noté que les contrats, les licences de production et les permis environnementaux liés au secteur des ressources naturelles ont été rendus publics. Il a déclaré que ces documents sont accessibles en ligne, renforçant l’engagement du gouvernement en faveur de l’ouverture dans la gestion du secteur.
Il a soutenu que le cadre régissant le Fonds des ressources naturelles est conçu pour sauvegarder les revenus pétroliers du Guyana et garantir qu’ils soient utilisés dans l’intérêt national. Selon le ministre, les mécanismes de surveillance actuellement en place visent à soutenir le développement à long terme et à garantir que les bénéfices du secteur pétrolier et gazier profitent à la population guyanienne.
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