L’Institut d’études sur le genre (IGS) de l’Université de Guyane a célébré son 10e anniversaire le 1er décembre, avec diverses parties prenantes appelant à une collaboration et un partenariat accrus pour faire progresser les programmes d’études sur le genre, le dialogue sur le genre et la recherche en Guyane.

L’événement anniversaire comprenait une exposition d’art, un dîner et un discours d’ouverture au Education Lecture Theatre, sur le campus Turkeyen de l’UG. Il a réuni un rassemblement distingué de décideurs politiques, de militants, d’ambassadeurs, de professeurs et d’autres partenaires essentiels qui ont défendu le travail de l’Institut au cours de la décennie.

Dans son discours, la directrice de l’IGS, la Dre Lisa Edwards, a réfléchi au parcours de l’institution et a exprimé sa profonde gratitude pour le soutien continu des partenaires locaux et internationaux.

Un élément clé de la soirée a été le discours du professeur émérite Kamala Kempadoo, pionnier dans le lancement de l’IGS. Le professeur Kempadoo a félicité l’institut pour son dévouement à éduquer le public sur les questions de genre, à mener des recherches essentielles et à maintenir des conversations vitales. Dans son discours d’ouverture, le professeur Kempadoo a livré une présentation stimulante intitulée « Sexe, genre et violence : la lutte (féministe) continue », dans laquelle elle a exploré la manière complexe dont la sexualité façonne les réalités sociales et matérielles. Sa discussion a examiné comment les relations intimes, qu’elles soient formées pour un lien émotionnel, un soutien financier ou l’amélioration des conditions de vie, peuvent influencer la trajectoire de vie d’une personne. Elle a également souligné comment l’expression sexuelle devient visible à travers les comportements, les interactions et la réalisation des désirs humains. De plus, elle a abordé l’utilisation de l’énergie sexuelle et émotionnelle pour maintenir la vie sociale, répondre aux besoins personnels et collectifs et naviguer dans les systèmes de pouvoir, d’opportunités et de développement.

Le dîner d’anniversaire a été marqué par d’autres remarques convaincantes de la part de représentants clés, soulignant l’esprit de collaboration qui soutient l’IGS. Le Haut-Commissaire du Canada en Guyane et au Suriname a salué l’approche percutante de l’Institut : « Ce que j’aime à propos de l’Institut du genre, c’est qu’il facilite les conversations publiques pour parler de la violence sexiste non seulement contre les femmes, mais aussi pour avoir des conversions avec les hommes, les garçons et les filles. Nous continuerons à soutenir le rôle de l’institut et cette initiative. »

La présidente de la Commission des femmes et de l’égalité des genres, Mme Indranie Chandarpal, a fait voyager les participants dans le passé, racontant la création de l’Institut et les efforts soutenus requis pour son travail. Elle a souligné la collaboration visant à soutenir le processus de recherche et à offrir des bourses d’études aux femmes. Elle a également apprécié les événements réussis produits grâce au partenariat, a exprimé sa gratitude à tout le personnel actuel et passé de l’IGS et a mis l’Institut au défi de continuer à se concentrer sur les tâches initialement décrites dans le protocole d’accord (MOU).

La vice-chancelière de l’Université de Guyane, la professeure Paloma Mohamed Martin, a remercié le haut-commissaire du Canada et les autres parties prenantes pour leurs efforts visant à garantir que le travail de l’IGS soit soutenu et soutenu. Elle a souligné que l’IGS est crucial pour « permettre à ceux qui ont une voix de s’exprimer ». Le professeur Mohamed Martin a en outre reconnu le professeur Kempadoo comme la « mère de l’institut depuis sa création », assurant aux participants que l’IGS est « entre de bonnes mains ».

L’IGS a été officiellement inauguré le 28 août 2015 par l’Université de Guyane en partenariat avec l’Institut d’études sur le genre et le développement de l’Université des Antilles (UWI) et l’Université York au Canada.

L’Institut a été créé pour servir de plaque tournante pour l’enseignement, la recherche, le dialogue et l’action multidisciplinaires et interdisciplinaires sur les questions locales et transnationales relatives aux femmes et au genre. Les principaux intervenants lors du lancement de l’IGS ont souligné le rôle crucial de l’IGS dans la contribution à la formulation et à la mise en œuvre d’une politique nationale en matière de genre et de développement, en faisant progresser la justice de genre et en s’attaquant aux problèmes sociaux rencontrés par les citoyens. L’IGS a été considéré comme un engagement fonctionnel de la part de l’université pour remplir son obligation de résoudre les problèmes sociaux et de contribuer de manière significative au programme politique national du Guyana.


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