Alors que les minibus et les voitures de location sillonnent chaque jour les routes encombrées du Guyana, les navetteurs placent leur sécurité entre les mains de conducteurs qu’ils supposent pleinement compétents. Toutefois, les responsables de la sécurité routière ont averti que cette hypothèse est de plus en plus incertaine.

Lors d’une récente émission télévisée sur la sécurité routière, le président du Conseil national de la sécurité routière, Earl Lambert, a souligné que certains conducteurs des transports publics sont myopes, certains sont daltoniens et d’autres encore sont confrontés à des problèmes de santé qui peuvent ralentir leurs réflexes. Il n’existe actuellement aucun système standardisé garantissant que les conducteurs transportant quotidiennement des dizaines de passagers sont physiquement aptes à conduire leur véhicule.

En conséquence, a-t-il déclaré, le Conseil de la sécurité routière s’attaque désormais au problème de front, en commençant par une foire dans l’un des pôles de transports publics les plus fréquentés du pays.

Président du Conseil national de la sécurité routière, Earl Lambert

« Pour le reste du mois, nous avons prévu quelques activités. Nous avons une foire sur la place Stabroek, où nous voulons observer les conducteurs des transports publics, leur vue. Il y a des conducteurs qui sont myopes, mais ils travaillent. Certains d’entre eux sont daltoniens, ils ne voient pas correctement les couleurs, comme les feux de circulation », a-t-il expliqué lors d’une récente table ronde du Mois national de la sécurité routière.

Les contrôles seront volontaires, mais Lambert estime qu’ils peuvent faire une différence décisive. « Nous souhaitons donc qu’ils soient soumis à un contrôle médical volontaire. Nous ne forçons personne, mais nous pensons que cela peut aider », a-t-il ajouté.

L’inspecteur Richard Trotz, responsable de l’éducation routière au quartier général de la circulation, a expliqué que lors d’une journée normale, ces limitations peuvent passer inaperçues. Mais à 80 kilomètres à l’heure (km/h), avec un bus plein et un carrefour très fréquenté, une mauvaise vue et le daltonisme peuvent se transformer instantanément en tragédie.

Dans ce contexte de vitesse et d’impatience, ont déclaré les responsables, un conducteur qui ne peut pas correctement évaluer la distance la nuit, ou qui a du mal à distinguer le rouge du vert à un feu de circulation, devient un danger caché pour tout le monde. À ce titre, ils encouragent les conducteurs à participer aux foires du Conseil de la sécurité routière pour éviter de futures catastrophes.


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