Déclaration de Juan Edghill, ministre des Travaux publics, sur les récents médias internationaux
1. Le ministère des Travaux publics prend note des récents reportages des médias internationaux concernant le projet routier Linden-Mabura. Même si un discours ouvert sur les investissements publics est le bienvenu, il est essentiel que ces discussions reflètent les faits, le contexte historique et l’objectif de développement de cette initiative historique. L’article en question présente un portrait incomplet et, à plusieurs égards, inexact des origines, des objectifs et de la gouvernance du projet. Le ministère apporte donc les précisions suivantes au nom du gouvernement de la République coopérative du Guyana.
2. Contexte historique et objectif stratégique national
Le projet routier Linden-Mabura n’est pas une entreprise nouvelle ou arbitraire. Le corridor a été défini pour la première fois dans les années 1920 sous l’administration coloniale et a ensuite progressé grâce au projet Georgetown-Linden (McKenzie) Lethem des années 1960, qui a bénéficié du soutien des États-Unis. Les travaux en cours reprennent et modernisent cet effort de longue date, poursuivant une vision historique de développement national en préparation depuis près d’un siècle.
L’achèvement de cette phase du projet permettra à la Guyane d’exercer un accès terrestre complet à son territoire souverain à l’ouest du fleuve Essequibo, un objectif d’importance nationale de longue date. Il renforce la capacité du pays à relier les régions côtières et l’arrière-pays, à faciliter le commerce et à promouvoir une croissance nationale équilibrée. Le corridor Linden-Mabura est ainsi au cœur de la cohésion territoriale du Guyana et de sa stratégie d’intégration économique.
3. Intégration économique et développement régional
Le projet représente une pierre angulaire de la connectivité régionale du Guyana. En reliant l’économie côtière du Guyana aux États du nord du Brésil, la route améliorera considérablement le commerce bilatéral, favorisera l’efficacité logistique et stimulera la croissance économique mutuelle. Le corridor amélioré créera de nouvelles opportunités pour le commerce transfrontalier, renforcera les chaînes d’approvisionnement et permettra un mouvement rentable des marchandises entre l’Amérique du Sud et la côte atlantique.
Ces développements promettent des avantages tangibles pour les deux pays, en particulier pour les communautés de l’État brésilien du Pará et des régions voisines, ainsi que pour les populations de l’arrière-pays guyanais qui ont toujours été limitées par un accès limité aux transports. L’initiative constitue donc un partenariat de développement gagnant-gagnant, faisant progresser la coopération régionale et libérant de nouveaux potentiels de commerce et d’investissement.
4. Alignement avec les objectifs internationaux du financement climatique
Le financement fourni dans le cadre du Fonds britannique pour les infrastructures des Caraïbes (UKCIF), administré par la Banque de développement des Caraïbes (CDB), est entièrement conforme aux principes d’un développement résilient au climat. Le financement climatique va au-delà des énergies renouvelables ; il soutient également les infrastructures qui atténuent les effets du changement climatique et renforcent la résilience nationale.
Le projet routier Linden-Mabura remplit ces objectifs en garantissant un accès fiable toute l’année pendant la saison des pluies, en réduisant les émissions des véhicules grâce à une efficacité améliorée et en préservant la connectivité essentielle dans les régions sujettes aux inondations. Le projet a été évalué et approuvé de manière indépendante conformément aux normes environnementales, sociales et fiduciaires de la CDB, garantissant ainsi le plein respect des meilleures pratiques internationales.
5. Gestion de l’environnement et développement durable
Le projet améliore une voie de transport existante, il ne trace pas de nouveau chemin à travers une forêt tropicale intacte. De vastes études d’impact environnemental et social ont été entreprises avant la mise en œuvre, et des mesures strictes d’atténuation et de surveillance sont en place. Le Guyana reste un leader mondial en matière de gestion durable des forêts, avec plus de 85 pour cent de sa couverture forestière intacte, et continue de poursuivre sur la voie d’un développement à faible intensité de carbone dans le cadre de sa Stratégie de développement à faible émission de carbone à l’horizon 2030.
La préservation de l’environnement et le développement ne s’excluent pas mutuellement. Le gouvernement continue de veiller à ce que les travaux d’infrastructure soient mis en œuvre de manière responsable, dans le respect de la biodiversité, des savoirs traditionnels et des moyens de subsistance des communautés autochtones et locales.
6. Avantages sociaux et communautaires
Le projet apportera de nombreux avantages socio-économiques. Il réduira les coûts de transport pour les citoyens et les visiteurs, soutiendra le tourisme, en particulier les entreprises communautaires et écotouristiques, et créera des emplois et des opportunités commerciales durables. Pour l’arrière-pays et les communautés autochtones, le corridor amélioré élargira l’accès aux soins de santé, à l’éducation, aux services d’urgence et aux marchés, favorisant ainsi l’inclusion et l’autonomisation.
7. Gouvernance, transparence et responsabilité
Tous les processus de passation des marchés et de mise en œuvre ont été menés sous la supervision de la Banque de développement des Caraïbes et conformément à la réglementation financière du gouvernement du Guyana. Le projet est soumis à un audit indépendant, à des exigences de divulgation publique et à une surveillance continue. Toute insinuation d’irrégularité ou de gaspillage est totalement infondée. Le ministère réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la responsabilité et de l’optimisation des ressources dans tous les aspects de l’exécution des travaux publics.
8. Conclusion
Le projet routier Linden-Mabura constitue une réalisation nationale déterminante, qui fait progresser l’intégration, la résilience climatique et le partenariat régional. Il illustre l’engagement du Guyana en faveur d’un développement responsable, transparent et durable pour le bénéfice de tous ses habitants.
Le gouvernement de la République coopérative du Guyana apprécie son partenariat durable avec le Royaume-Uni et les institutions internationales de développement. Une collaboration constructive entre les nations doit toutefois être fondée sur l’équité et les faits. Le ministère encourage donc un engagement continu basé sur des informations précises et le respect mutuel alors que le Guyana construit un avenir moderne, résilient et inclusif.
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