La Commission du secteur privé (PSC), en collaboration avec les principales agences gouvernementales et les membres du monde des affaires, a récemment organisé une table ronde de haut niveau sur le commerce illicite à l'hôtel Marriott pour répondre à la menace croissante du commerce illicite et renforcer la coordination nationale en réponse.
La session a rassemblé les parties prenantes des principales sociétés de consommation (FMCG), des sociétés de fabrication et de distribution, ainsi que des représentants des organismes d'application et de réglementation, notamment la Guyana Revenue Authority (GRA), l'unité anti-narcotique des douanes (CanU), l'unité d'intelligence financière (FIU), le Guyana National Bureau of Standards (GNBS) et le ministère des Affaires intérieures (Moha).
Le PSC a présenté les travaux de son bureau de commerce illicite, qui a été lancé en 2023 en tant que mécanisme central du secteur privé pour identifier les menaces liées au commerce telles que la contrebande et la contrefaçon, tout en favorisant la collaboration des parties prenantes, la sensibilisation du public et l'amélioration des efforts d'application.

Les discussions ont souligné les impacts économiques et sociaux importants du commerce illicite. Un acteur des parties prenantes a déclaré une perte de marché de 25% en raison de produits illégaux de tabac, tandis que d'autres ont noté que jusqu'à 80% des produits premium au sein de certains secteurs sont introduits en contrebande sur le marché local.

Les parties prenantes ont appelé à des sanctions plus fortes, à une plus grande responsabilité et à une collaboration accrue entre les agences. Ils ont également souligné la nécessité du partage de données et la mise en œuvre d'outils orientés consommateurs tels que les systèmes de vérification des code-barres via le GRA pour soutenir la conformité.
Le PSC a réaffirmé son engagement à s'attaquer au commerce illicite et a annoncé son intention d'engager le gouvernement du Guyana pour établir un groupe de travail national sur le commerce illicite.

Cet organisme proposé sera responsable de l'élaboration de stratégies coordonnées, de cadres législatifs et de mesures d'application pour lutter contre les effets de grande envergure du commerce illicite sur l'économie du pays et le bien-être public.

La Commission facilitera également une série d'actions de suivi, notamment des ateliers techniques, des séances de formation des parties prenantes et la création de groupes de travail pour renforcer la capacité nationale et favoriser une collaboration soutenue entre les secteurs.

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