Voir la déclaration complète du ministre Kwame McCoy :
J’ai pris note des récentes fausses affirmations faites par Reporters sans frontières concernant l’état de la liberté des médias en Guyane et je rejette sans équivoque le rapport dans son intégralité comme étant profondément vicié, trompeur et enraciné dans des hypothèses dépassées et non étayées.
Tout d’abord, permettez-moi de déclarer clairement et sans hésitation que le gouvernement du Guyana condamne toute attaque contre des journalistes partout dans le monde, y compris les menaces, les intimidations ou les pertes de vies humaines. La protection des journalistes et la préservation de la liberté de la presse restent des principes fondamentaux de la gouvernance démocratique, et le Guyana est solidaire de tous ceux qui défendent ces valeurs dans le monde.
Cependant, la description du paysage médiatique guyanais présentée dans le rapport est totalement inexacte et méprise imprudemment les progrès vérifiables. Par exemple, en 2026, Reporters sans frontières s’appuie toujours sur l’incident de Travis Chase, qui n’a jamais établi de lien avec son travail médiatique d’il y a des années, pour justifier des conclusions recyclées. Tout rapport qui s’appuie sur des incidents datés tout en ignorant les réalités actuelles se révèle être axé sur un agenda, sélectif, fondamentalement imparfait et peu fiable.
En outre, le rapport avance une vision étroite et désuète selon laquelle les conférences de presse constituent la principale, sinon la seule, mesure de l’accès aux médias. Il s’agit d’une hypothèse erronée et réductionniste. En Guyane, les ministres du gouvernement restent parmi les fonctionnaires les plus accessibles, s’engageant systématiquement dans des entretiens individuels, des interactions directes avec les médias et des réponses en temps réel sur plusieurs plateformes.
Son Excellence le Président Dr Mohamed Irfaan lui-même a fait preuve d’un niveau d’ouverture sans précédent, ayant tenu beaucoup plus de conférences de presse que son prédécesseur, tout en répondant régulièrement aux questions des journalistes en marge des événements nationaux et internationaux, représentant un leadership moderne et réactif.
Notre pays est entré avec audace dans une nouvelle ère de partage d’informations, motivé par une politique délibérée de transparence, de transformation numérique et d’accès inclusif. Grâce à l’expansion de la connectivité Internet dans l’arrière-pays et les régions éloignées et au déploiement de plateformes gouvernementales numériques, les citoyens et les professionnels des médias bénéficient désormais d’un accès en temps réel sans précédent aux informations et aux services. Cette transformation a fondamentalement démocratisé le flux d’informations et renforcé la participation du public.
L’idée selon laquelle les journalistes seraient confrontés à une intimidation systémique ou à une répression économique est totalement infondée. L’environnement médiatique du Guyana reste pluriel, compétitif et protégé par la Constitution, avec des entités étatiques, privées et en ligne opérant librement. L’attribution de la publicité publique est effectuée conformément aux principes de portée, d’efficacité et d’utilisation responsable des ressources publiques, et non à des préjugés politiques.
Tout aussi troublantes sont les affirmations du rapport concernant le cadre juridique et politique, qui sont truffées d’exagérations et de distorsions factuelles. La Constitution guyanienne garantit la liberté d’expression et l’accès à l’information, et il n’existe aucune preuve crédible d’efforts législatifs visant à faire taire les journalistes.
Le rapport ne reconnaît pas non plus l’investissement continu du gouvernement dans le renforcement du secteur des médias, y compris la formation, le développement professionnel et l’expansion des infrastructures de communication. Ces efforts reflètent un engagement clair non seulement en faveur de la liberté des médias, mais aussi en faveur de la croissance, du professionnalisme et de la durabilité du secteur.
Le Guyana reste un fier signataire des cadres internationaux qui promeuvent la liberté des médias et continue de s’engager de manière constructive avec ses partenaires mondiaux. Cependant, les évaluations de l’environnement médiatique du pays doivent être fondées sur des preuves objectives, une compréhension contextuelle et la reconnaissance de la transformation nationale en cours.
Le Gouvernement appelle donc Reporters sans frontières à veiller à ce que ses analyses soient équilibrées, fondées sur des faits et reflètent les réalités actuelles, plutôt que façonnées par des récits sélectifs qui ne résistent pas à un examen minutieux.
Le Guyana reste ferme dans son engagement en faveur de médias libres, indépendants et responsables, et continuera de promouvoir des politiques et des systèmes qui élargissent l’accès à l’information, renforcent la participation démocratique et défendent les droits de tous les citoyens.
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