Cher rédacteur,
Kwame McCoy, ministre au sein du Cabinet du Premier ministre et chargé de responsabilités majeures dans la gestion des affaires publiques du Parti populaire progressiste/Gouvernement civique, a dénoncé à juste titre le dernier rapport de RSF, déclarant : « J’ai pris note des récentes ‘fausses affirmations’ faites par Reporters sans frontières sur l’état de la liberté des médias en Guyane, et je rejette sans équivoque dans son intégralité le rapport comme ‘profondément imparfait, trompeur et enraciné dans hypothèses dépassées et non étayées. Cela m’a fait réfléchir, car après avoir lu le rapport, je me suis vite rendu compte que le ministre était « tout à fait dans son droit » de « faire connaître l’ensemble, le document, ainsi que ceux qui ont participé à sa présentation ».
Tout d’abord, j’ai quelques commentaires concernant RSF (l’abréviation française en fait), car cet organisme a une intégrité discutable, sinon pour sa méthodologie, bien sûr, du moins pour l’un de ses dirigeants. Par exemple, dès juillet 2020, des troubles ont éclaté à propos du fondateur Robert Ménard, l’actuel maire de Béziers. Ce « personnage » est bien connu pour sa politique très contestable et controversée, « sécuritaire » et pour avoir utilisé la ville de Béziers comme ce qu’on appelle un « laboratoire » d’initiatives d’extrême droite. Je demande aux lecteurs de comprendre ce que sont les initiatives « d’extrême droite » et de voir pourquoi, lorsque nous avons utilisé l’étiquette de « suprémaciste blanc » pour Ménard, cela correspond bien. Il est bien établi qu’il a été condamné à une amende pour « incitation à la haine concernant des commentaires sur les enfants musulmans dans les écoles et qu’il a été critiqué pour sa politique à l’égard des immigrés ». Certaines de ses actions comprenaient l’armement de la police municipale, le lancement de campagnes d’affichage controversées et la contestation de la démographie des écoles locales.
Cet homme partial est congénitalement défectueux et je ne peux rien lui associer d’intégrité et de véracité.
Permettez-moi maintenant d’ajouter un mot sur le WPFI (Indice mondial de la liberté de la presse), car ce tableau cherche à évaluer le « degré de liberté » dont disposent les journalistes, les organismes de presse et les net-citoyens dans chaque pays, ainsi que l’étendue des efforts gouvernementaux pour respecter et faire respecter cette liberté. Cependant, il « se concentre spécifiquement sur la liberté de la presse » et n’évalue pas la qualité du journalisme ni la situation plus large des droits de l’homme dans les pays évalués.
Je déclare avec insistance qu’il n’y a pas de peur en Guyane, même lorsqu’un prétendu média est en perpétuel mode de fabrication anti-gouvernementale. Ainsi, en effet, M. McCoy avait raison lorsqu’il a pris note des « … récentes fausses affirmations faites par Reporters sans frontières concernant l’état de la liberté des médias en Guyane et (c’est pourquoi il) a rejeté sans équivoque le rapport dans son intégralité, le considérant comme profondément erroné, trompeur et enraciné dans des hypothèses dépassées et sans fondement. »
Rédacteur en chef, permettez-moi de commenter brièvement ce que l’on appelle le « harcèlement judiciaire » puisque RSF et la GPA (Guyana Press Association) ont souligné le recours à des poursuites massives en diffamation, comme celle de 600 millions de GYD contre le « journaliste » Leroy Smith, qu’ils qualifient de tactique « paralysante ». Faites face aux faits, puisque la « recherche des faits » est l’essence même ici. Et qu’en est-il à la mi-2016, lorsque le ministre d’État de l’époque, Joseph Harmon, a giflé Kaieteur News avec une lettre pour sa couverture d’histoires liées à son voyage en Chine et à son rôle dans l’affaire entre l’Autorité fiscale de Guyane et BaiShanLin. Le journal a reçu un ultimatum de 24 heures au cours duquel il devait s’excuser, proposer de se rétracter, payer une somme stipulée à une organisation identifiée ou faire face à une action en diffamation.
Je pourrais continuer encore et encore, mais il suffit de dire que la Guyane, même si un débat hostile se déroule, reste sans peur lorsque les problèmes se dévoilent, même lorsque le chercheur de vérité le plus « supposé » le plus propagandiste est à l’œuvre, comme dans le cas de Travis Chase.
Travis Chase a été très cordialement accueilli par le procureur général, Anil Nandlall, lorsque le Parti progressiste du peuple/C était dans l’opposition. C’était lors de la « tentative de vol » des élections guyanaises de 2020.
Je suis choqué que RSF parle de Chase et Smith. Soit dit en passant, Kaieteur News a un bilan exceptionnel en matière de « recul » et d’« excuses ». Ainsi, sans ressasser la réponse éloquente et « limpide » du ministre et sa démystification du dernier rapport, j’appelle moi aussi RSF à « faire le ménage » et à veiller à ce que « … les analyses soient équilibrées, fondées sur des faits et reflètent les réalités actuelles, plutôt que façonnées par des récits sélectifs qui ne résistent pas à un examen minutieux ». La Guyane reste ferme dans son engagement en faveur de médias libres, indépendants et responsables. PPP/C ouvre la voie et cela continuera à être son mantra.
Votre serviteur,
Raymond Anderson
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