Le procès pour fraude aux élections générales et régionales de 2020 s’est poursuivi mardi devant la magistrate en chef par intérim Faith McGusty aux tribunaux de première instance de Georgetown, la procédure devant désormais se poursuivre en février 2026.
Les dates fixées pour la suite du procès sont prévues pour les semaines du 16 au 20 février et du 24 au 27 février 2026. Au cours des dernières semaines, le tribunal a procédé à un voir-dire pour déterminer l’admissibilité des vidéos prises lors de l’interrogatoire des accusés au stade de l’instruction. La défense a contesté la recevabilité d’un certain nombre d’enregistrements d’interrogatoires de police présentés comme preuves. Les enregistrements montrent l’interrogatoire policier d’un certain nombre d’accusés dans cette affaire. Dans chaque cas, le magistrat tiendra un voir dire séparé pour déterminer si certains éléments de preuve sont admissibles au procès.
Dans ce contexte, le Magistrat entendra les arguments et les témoignages sur les preuves en question. Les avocats peuvent appeler des témoins, interroger des experts ou présenter des arguments juridiques pour démontrer pourquoi les preuves devraient être autorisées ou exclues. Le magistrat statuera ensuite sur sa recevabilité avant que l’affaire ne se poursuive.
Neuf personnes font actuellement face à 19 accusations de complot en vue de commettre une fraude électorale pour les événements survenus à la suite des élections générales du 2 mars 2020. Outre Mingo, il s’agit notamment de l’ancien directeur général des élections (PDG) Keith Lowenfield, de la directrice générale adjointe Roxanne Myers, de l’ancien ministre du Partenariat pour l’unité nationale/Alliance pour le changement (APNU+AFC) Volda Lawrence, de la scrutatrice en chef de l’APNU+AFC Carol Joseph et des anciens employés de la Commission électorale de Guyane (GECOM) Enrique Livan, Sheffern February, Michelle Miller et Denise Bobb-Cummings.
Parmi les délits, les accusés sont accusés d’avoir commis une faute dans l’exercice de fonctions publiques ; présentation de documents falsifiés ; et projet de manipuler les électeurs guyaniens en présentant un total de votes inexact. Ces accusations découlent de tentatives visant à truquer les élections de 2020 en faveur de l’APNU/AFC alors au pouvoir.
Les procès pour fraude électorale ont débuté le 29 juillet 2024 et ont été initialement entendus par le magistrat principal Leron Daly aux tribunaux de première instance de Georgetown et devaient se dérouler du 29 juillet au 13 septembre 2024. Cependant, une série de retards, de reports et de congés des médias de la part du magistrat s’en sont suivis et l’affaire a finalement été portée devant le tribunal de la magistrate en chef par intérim Faith McGusty, qui continue de présider l’affaire. Une série d’audiences ont eu lieu ces dernières semaines avec la comparution de plusieurs témoins à charge.
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