La Conférence des inspecteurs de la police guyanienne s’est ouverte aujourd’hui avec un discours résolu du ministre de l’Intérieur, Oneidge Walrond, qui a clairement indiqué que la responsabilité de conduire la transformation de la police en 2026 repose directement sur les épaules des inspecteurs.
S’exprimant lors de la conférence, tenue sous le thème « Une police moderne pour une nation moderne : intégrer la technologie, l’innovation et le leadership pour renforcer la sécurité et la confiance publiques », le ministre a souligné que la conférence de deux jours n’était « pas cérémoniale… ni routinière », mais « opérationnelle ».
« Vous servez à un moment déterminant de l’histoire de notre nation », a-t-elle déclaré aux militaires. « La Guyane se transforme rapidement et la sécurité doit suivre le rythme. La réforme ne réussira pas parce que nous l’annonçons. La réforme réussira parce que la supervision devient plus forte, plus cohérente et plus responsable. »
Faisant référence aux huit piliers de Son Excellence le Dr Mohamed Irfaan Ali pour transformer la Force, allant de l’intégration du système judiciaire à la police numérique et aux partenariats communautaires, le ministre Walrond a souligné qu’il ne s’agissait « pas de thèmes de conférence ni de documents à ranger ».
« Leur succès dépend entièrement de l’exécution au niveau de la station », a-t-elle déclaré. « Ces piliers progresseront ou stagneront en fonction de la qualité de votre supervision. »
Elle a rappelé aux inspecteurs qu’ils déterminent les normes, en veillant à ce que les dossiers quittant les commissariats soient complets, précis et prêts à être présentés au tribunal ; que la technologie est utilisée avec discipline et responsabilité ; et que le contrôle du trafic et des frontières reste cohérent, impartial et ferme à chaque fois.
Le Ministre a souligné qu’en 2026, le GPF ne pourra plus fonctionner de manière réactive. La croissance, a-t-elle ajouté, entraîne des risques accrus et la faiblesse des mesures de répression crée des ouvertures au crime organisé.
« En 2026, votre leadership doit être visible, mesurable et cohérent », a-t-elle déclaré. « L’investissement dans cette force n’est pas justifié par les ressources fournies, mais par la diminution de la criminalité, l’amélioration des délais de réponse et le renforcement de la confiance du public. »
Citant l’article 6 du Règlement, elle a rappelé aux inspecteurs leur devoir statutaire :
« L’Ordre permanent n° 6 n’est pas un langage cérémonial. Il définit votre autorité et votre devoir. S’il est appliqué de manière cohérente, la discipline se renforce, les performances s’améliorent et la confiance du public augmente. »
La ministre Walrond a été sans équivoque dans sa position : « La corruption n’est pas une violation mineure ; c’est une menace pour la sécurité nationale. La corruption survit là où la supervision est faible. »
Elle a également rappelé sévèrement le traitement des groupes vulnérables : « Une force qui laisse tomber les personnes vulnérables ne peut pas instaurer la confiance. La violence domestique et les délits sexuels doivent être traités de toute urgence, et les victimes traitées avec dignité. »
En conclusion, le ministre Walrond a clairement indiqué que l’architecture d’un service de police moderne est déjà construite, que les ressources, les politiques, la stratégie et l’orientation présidentielle sont toutes en place.
« Ce qui reste, c’est l’exécution, et l’exécution dépend de vous », a-t-elle déclaré. « La performance ne sera pas mesurée en effort. Elle sera mesurée en résultats. » Elle a terminé en lançant une accusation aux inspecteurs, les exhortant à une supervision visible et active ; dossiers prêts à être jugés; application cohérente du code de la route ; perturbation proactive du crime organisé; et tolérance zéro à l’égard de la corruption.
« Inspecteurs, c’est votre responsabilité », a déclaré la ministre Walrond en concluant son discours.
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