La Cour internationale de Justice (CIJ) entamera lundi 4 mai ses audiences sur la controverse frontalière de longue date entre le Guyana et le Venezuela, une affaire largement considérée comme l’une des plus importantes de l’histoire du pays.

S’exprimant sur son podcast hebdomadaire « Issues in the News », le procureur général et ministre des Affaires juridiques, Mohabir Anil Nandlall, SC, a révélé que l’audience aurait lieu du 4 au 8 mai et qu’elle devrait être reportée à la semaine suivante.

Les audiences marquent une étape critique dans la quête par le Guyana d’une résolution finale, pacifique et juridiquement contraignante au différend vieux de plusieurs décennies sur la région d’Essequibo, qui comprend plus des deux tiers du territoire du Guyana.

La Guyane s’est portée devant la CIJ en 2018, cherchant à obtenir la confirmation que la sentence arbitrale de 1899, qui a définitivement établi la frontière entre les deux pays, est valide et juridiquement contraignante.

Cette sentence a été acceptée et respectée pendant plus de 60 ans avant que le Venezuela, en 1962, ne la déclare invalide et ne renouvelle ses revendications sur le territoire.

L’affaire est entendue dans le cadre de l’Accord de Genève de 1966, qui prévoit une résolution pacifique de la controverse.

Après des années d’efforts bilatéraux infructueux, l’affaire a été portée devant la CIJ par le Secrétaire général des Nations Unies.

Dans un développement majeur, la CIJ a déjà statué qu’elle était compétente pour connaître de l’affaire, ouvrant ainsi la voie aux audiences en cours sur le fond, au cours desquelles les deux pays présenteront des arguments juridiques complets.

Le Guyana a toujours soutenu que le processus judiciaire est la seule voie légitime pour résoudre la controverse, tandis que le Venezuela a toujours contesté l’autorité de la Cour, bien qu’il ait depuis participé au dépôt d’arguments écrits.

Les prochaines audiences verront les deux parties présenter leurs arguments oraux après l’achèvement des plaidoiries écrites en 2025.

Un jugement final du tribunal devrait être contraignant pour les deux pays et apportera une clarté juridique à cette question de longue date. (PPP)


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